Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for octobre 2012

France (Fin)

(12 octobre 2012 )

À 1h45 AM on part de l’hôtel en taxi et 20 minutes plus tard on est à l’aéroport. Il y aura un sacré bordel encore une fois. On mettera 1 heure et 40 minutes en tout pour l’enregistrement, les douanes et le dernier tampon dans le passeport attestant notre sortie de l’Ouzbékistan.

J’ai oublié de mentionner que dans ce pays, pour chaque nuit passée, il faut faire enregistrer son visa. C’est obligatoire et si on ne le fait pas et bien on risque des problèmes à la sortie. Très important aussi de ne pas repartir avec plus d’argent que lors de notre arrivée. Ils ne vérifient rien de tout ça. Enfin, nous étions en règle.

Parlons de l’avion qui nous attend. De l’exérieur il avait l’air parfaitement normal, avec le sigle d’Aeroflot. Mais dès que l’on entre je suis déconcerté. Jamais vu un appareil comme ça. Les plafonds doivent avoir 14 pieds de haut. Je me dépêche de rechercher dans la pochette de mon siège un fiche technique. Il s’agit d’un Ilyuchin 96(300), appareil d’origine soviétique. Il doit avoir un bon 25 ans. Je redoute notre mort imminente dans une catastrophe aérienne. 🙂

Finalement il craque de partout à la moindre turbulence mais on atterrit à Moscou sans problèmes. Ouf ! Nous sommes vivants. N’empêche que sur notre billet d’avion il était clairement dit que nous devions avoir un Boeing 767.

La deuxième partie du vol jusqu’à Paris se passe sans problèmes dans un avion tout à fait moderne.

Train de banlieue et métro jusqu’à notre hôtel dans le 13ème arrondissement. Il est situé à quelques pas de Place d’Italie, un quartier que nous aimerons bien. Par contre l’hôtel est un tantinet délabré. On est déçus mais bon, on n’y passera pas beaucoup de temps d’ici à notre retour à Québec.

Il fait un temps radieux. On retourne dans le coin de St-Michel et Andréanne fait quelques achats. Lingerie, souvenirs, etc. On meurt de faim et on est à notre rendez-vous avec Laurent bien à l’avance. On espère manger plus tôt ! Finalement il arrive pile poil à l’heure et on se trouve un p’tit resto pas loin dans le quartie latin. Je mange du foie gras et un Châteaubriand tout à fait honnête bien arrosé de vin blanc et rouge. Quel comparaison avec le vin ouzbek des derniers jours !

Les retrouvailles avec Laurent sont très festives. On raconte nos péripéties des 16 derniers jours. Demain sera notre dernière journée à Paris.

(13 octobre 2012)

Ce matin on prend un p’tit déjeûner bien français dans un bistrot pas loin. Les croissants, la baguette et le café sont au rendez-vous. On part à pied en direction de l’entrée des Catacombes. C’est gris et il va se mettre à pleuvoir assez rapidement. Règle générale la météo sera assez mauvaise aujourd’hui.

Arrivés, nous sommes consternés. Les Catacombes sont fermées jusqu’à nouvel ordre à cause d’un problème de ventilation. Ça fait la 2ème fois que je veux les visiter et que je me cogne le nez. Andréanne dit que c’est un signe et qu’il faudra revenir !

Mon collègue Jean-Marc arrive et on se dirige donc vers le Musée des Égoûts de Paris. Finalement ce sera une très belle visite. C’est sûr que comme on peut s’en douter, ça ne sent pas très bon là-dedans mais ça permet de voir l’évolution de la ville depuis le moyen-âge à travers la gestion de son eau potable et de ses eaux usées.

Ensuite on se dirige vers les Galeries Lafayette. Traumatisme ! Il y a des soldes et c’est vraiment le bordel là-dedans. On achète quelques bouteilles de vin, dont un Châteauneuf-du-pâpe et un Bourgogne sur lequel je fonde beaucoup d’espoirs. Je soupçonne que les prix sont assez élevés mais il y a infiniment plus de choix que dans les magasins Nicolas que l’on croise pratiquement à tous les coins de rue. Dans ce magasins, il y a des Pétrus et des Mouton Rothschild à 25 000 euros.

Andréanne fait le tour pendant que Jean-Marc et moi se tenons un peu à l’écart de la frénésie.

En après-midi on fait d’autres boutiques. On passe par Ladurée, Fauchon, un superbe magasin aux prix prohibitifs.

Là on veut se poser un peu. On relaxe dans un petit bistro et on se boit un p’tit carafon de blanc. En route vers le resto on achète du foie gras. (J’y reviendrai le lendemain !)

Le resto sera vraiment super. Il s’appelle Zerda et on y mangera un couscous sublime. Les merguez sont trop bonnes ! On déguste un vin rouge algérien très honnête. C’est une première pour Andréanne et moi.

On revient vers Champs de Mars pour voir une dernière fois la Tour Eiffel. À toutes les heures, après la tombée de la nuit, elle scintille pendant environ cinq minutes. Retour à l’hôtel. On est crévés !

(14 octobre 2012)

Aujourd’hui tout va s’enchaîner parfaitement bien. RER jusqu’à Charles de Gaulle. Il y aura bien entendu l’épisode de la boîte de conserve de foie gras à 13 euros que je me ferai confisquer à la sécurité. Plus de 100 grammes, c’est interdit dans le bagage à main. (Je suis en tabarnak !)

On revient à Montréal dans un Aribus A380. Comme je le dirai à quelques personnes, il n’y a aucun avantage pour le voyageur avec cet appareil. Il est plus gros (nous serons plus de 500 passagers) mais il n’y a pas vraiment plus de place. Et imaginez tout ce monde plus tard en train de récupérer ses bagages au caroussel !

Le fait saillant de ce retour ce sont les incroyables turbulences que nous aurons pendant une bonne heure au dessus de l’Atlantique. Ça faisait 20 ans que je n’avais pas eu peur comme ça.

À Montréal il y a un monde fou à la douane mais comme on a un autre vol vers Québec on a droit à un raccourci.

Là je suis un peu contrarié car supposément qu’Air France n’a pas confirmé notre réservation pour le vol vers Québec. Ça veut dire que nous sommes stand by pour notre vol. Heureusement nous pourrons partir à 18h00, comme prévu.

Le retour vers Québec se fait dans un sacré temps de cochon mais 35 minutes plus tard, on arrive.

Voilà, de bien belles vacances !

Publicités

Read Full Post »

Ouzbékistan

(26 septembre 2012)

À 4h00 nous sommes à l’aéroport de Tashkent. Là ça sera un sacré bordel pour obtenir le visa, passer la douane et récupérer les bagages. C’est long mais tout se passe bien. J’appréhendais un peu qu’on essaie de nous extorquer de l’argent pour le visa mais le monsieur nous demande le vrai prix et il a l’air plutôt sympa.

À la sortie de l’aéroport je repère une petite pancarte avec mon nom. On file à l’hôtel. Il est 5h40. On va dormir jusqu’à 8h00.

À 10h00, comme prévu, on rencontre Boris, le monsieur qui a organisé nos trois jours de randonnée à Chimgan. Il a l’air bien sympa ce Boris. Il ne parle pas beaucoup anglais mais il y a un jeune avec lui qui le parle très bien. Tout est en place pour notre départ du lendemain.

Ensuite on va se balader dans Tashkent. C’est une ville qui ne comporte pas une tonne d’attraits touristiques mais elle me plaît bien. Il y a de très larges rues à la soviétique, avec très peu de voitures. La population de la ville va pouvoir doubler avant qu’il y ait de sérieux problèmes de trafic. Et son métro est vraiment superbe. Il y a de beaux parcs et c’est assez étonnant de voir à quel point le centre-ville est vraiment calme.

Au retour on fait un crochet vers le marché de Chorsu. Il est gigantesque et extrêmement coloré. On y vend beaucoup de pain, de fruits, de légumes, mais aussi des vêtements, des souvenirs, etc.

Vers 18h45 on se rend à la gare pour accueillir Robert qui nous arrive de Samarqand. J’ai constaté ce matin que les explications de la dame de l’hôtel ne sont pas tout à fait exactes. C’est donc dire que Robert risque d’avoir de la difficulté à trouver l’hôtel.

À la gare, pas possible d’entrer si on n’a pas de billet. Pas possible de savoir de quelle porte il sortira. Il y a bien une superbe jeune russe aux talons hauts et à l’accent anglais délicieux qui nous aide mais le Robert nous file entre les pattes. 🙂

On retourne à l’hôtel en vitesse. Robert est là. Il a visiblement un sens de l’orientation peu commun !

Souper très festif de shashliks, arrosé de quelques bières.

(27 septembre 2012)

Après un copieux p’tit dej on quitte un peu après 7h00 pour Chimgan. Il y a Maxim, notre guide, qui s’est joint à nous. Il y a en tout pas loin de deux heures de route. On a constate à quel point l’Ouzbékistan est un pays pauvre.

L’endroit où nous logerons pour les deux prochaines nuits est très modeste. J’avoue que je m’attendais à mieux. Les propriétaires par contre sont très sympas.

À 10h00 on commence la marche. On longe une vallée en direction de Big Chimgan, le plus haut sommet du coin à 3309 mètres. À un moment donné, on s’arrête car poursuivre serait vraiment dangeureux. Maxim nous prépare un pic-nic. Il a même apporté un brûleur pour faire du thé.

En après-midi on fait un crochet pour acheter quelques bières car il fait chaud et toute cette marche nous donne très soif ! On grimpe sur une autre colline et on fait un long trajet sinueux pour revenir à l’endroit où on loge.

Il y a un espèce de trou d’eau alimenté par une pompe. On le surnomme le puits du bonheur car l’eau y est extrêmement froide et permet d’amener une bière à une température parfaite en un temps record ! On s’y donne à coeur joie avec les Sibirskaya Korona et les Baltika. Même Andréanne participe !

Pour souper, un excellent Kavarnak, plat à base de boeuf, de choux et de patates.

(28 septembre 2012)

Aujourd’hui sera sans contredit la meilleure des trois journées. On marche en direction d’un col, qu’on traverse. Ensuite ça redescend dans un canyon. Comme hier le sentier est toujours un peu dangeureux. Très abrupte, caillouteux. Et comme la veille nous ne verrons personne de la journée.

Je redoutais un peu que nous allions devoir patauger dans l’eau. J’avais vu pas mal de photos de cet endroit mais elles avaient été prises en juin. Fin septembre, après plusieurs mois de sécheresse, les cours d’eau sont presque à sec. On poursuit la marche, ça monte, ça descend. Les paysages sont magnifiques, Comme toujours en Ouzbékistan, le soleil brille et le ciel est bleu.

À un moment on aboutit à la fameuse petite rivière que j’avais vue souvent en photo. Au début on passe d’une rive à l’autre en marchat sur des pierres. Mais à un moment donné ça se corse un peu. On arrive à un endroit où visiblement on ne peut pas passer. Enfin, pas facilement. 🙂

On avait remarqué la veille que le guide traînait une espèce de grande corde. Ça avait piqué notre curiosité et c’est à ce moment que nous avons compris son utilité. Il doit déjà entrer dans l’eau jusqu’au genoux et grimper sur une paroi très abrupte. Là j’avoue que c’est de l’escalade et que jamais je n’aurais pu faire ce que le guide fait. Il grimpe un bout et on prie pour ne pas qu’il se pète la gueule vu que nous serions vraiment dans la marde. Mais bon, il installe une corde et on va faire le même chemin que lui. Il grimpera à nouveau, installera la corde à un autre endroit et on le rejoint. C’est plus facile avec la corde mais ça constitue probablement le truc le plus casse-cou que j’ai fait dans tous mes voyages.

Une fois ce petit passage difficile traversé, on se refait un pic-nic. En après-midi on revient sur nos pas.

Bref arrêt à l’épicerie afin d’alimenter le puit du bonheur !

Pour souper un plov, mets ouzbek par excellence fait à base de riz, de viande et de légumes. (Surtout des carottes)

En soirée on joue un peu au billard sur une des tables les plus mal en point que j’ai vue de ma vie.

(29 septembre 2012)

Ce matin petits problèmes de santé pour Robert dans un premier temps et pour Andréanne un peu plus tard. Il y avait visiblement une cochonnerie dans ce que nous avons mangé la veille. Pour moi tout ira normalement.

On quitte avec toutes nos affaires pour un quatre heures de marche. Aujourd’hui c’est nuageux et on craindra même qu’il pleuve. Mais bon, la pluie ne vient pas.

Les paysages sont encore une fois très jolis. Mais le temps est gris et un peu brumeux. Donc pour la photo ce n’est pas super.

Andréanne traîne de la patte. Je vais finir par traîner toutes ses affaires en plus des miennes. Je me sens vraiment comme un mulet. 🙂

À13h00 on arrive et on mange. Retour à Tashkent vers 15h30. De mon côté je pars me balader dans notre petit quartier. Il est bien sympa. Beaucoup de restos et un peu plus loin sur la rue, beaucoup d’étalages où on vend du pain et des fruits.

Pour souper, vu l’état de Robert et d’Andréanne, on est bien sage. Shashliks, soupe de pelmenis (raviolis) et du coca pour rétablir les estomacs endommagés. 🙂

(30 septembre 2012)

Ce matin on part à 4h50 en direction de l’aéroport. Notre vol pour Nukus partira à 7h10 comme prévu. L’avion qu’on prend est un RJ-85. Il doit bien avoir une trentaine d’années. Mais bon, tout ira bien. Le temps est ensoleillé et très sec et il n’y a pas l’ombre d’une turbulence. C’est très rare un vol aussi calme.

Arrivés on nous apporte nos bagages dans un camion. C’est très folklo. 🙂

Taxi jusqu’à l’hôtel. Le p’tit monsieur est très sympa et on négocie avec lui pour aller à Moynaq le lendemain. On partira à 8h30.

L’hôtel est tout neuf et a l’air vide. La chambre est vraiment IMMENSE. Et super belle.

On se lance à la découverte de la ville. Comme à Tashkent, de grandes rues vides. Ça fait vraiment étrange.

La raison de notre arrêt dans cette ville est la visite de son musée d’art soviétique. Après le Louvres on peut le trouver petit et modeste. Mais bon comme on a beaucoup de temps, j’y flâne longuement pendant qu’Andréanne se repose, couchée sur un banc !

Ensuite on part en direction du bazar car il faut changer des dollars. On ne le dira pas trop fort, mais c’est au marché noir qu’il faut les changer. On obtient un bon 30% de plus. On se promène dans le bazar et on repère des p’tits messieurs qui ont l’air gentils et honnêtes. On pose la question à savoir si c’est possible et on nous arrange ça dans un temps record. On repart de là avec une brique de 3-4 pouces d’épais de billets. J’oubliais de mentionner que le billet de banque qui a le plus de valeur en Ouzbékistan vaut 40 cents.

On poursuit la balade dans le marché qui est extrêmement dépaysant. Les gens portent pour la plupart un costume traditionnel très coloré. Et jamais de ma vie je n’ai visité un endroit où les gens ont autant de dents en or.

Le terminal de bus de Nukus est vraiment spécial. Il n’y a que des minibus Daewoo. Ils prennent 5-6 passages. Ils sont tous identiques et il doit bien y en avoir une centaine !

Retour à l’hôtel où on se boit quelques bières en guise d’apéro. Souper au resto de l’hôtel.

(1 octobre 2012)

Après un p’tit déjeûner copieux dans notre palace vide, on quitte en taxi en direction de Moynaq. Une petite mise en contexte est nécessaire concernant cet endroit. La mer d’Aral est alimentée par deux rivières. À un certain moment donné il fut décidé que l’eau de cette mer serait plus utile pour la culture du coton. Ils ont donc détourné l’eau et ceci a eu pour effet de faire baisser progressivement le niveau de la mer. Actuellement elle ne couvre plus que 20% de sa superficie initiale. C’est la plus grande transformation écologique de toute l’histoire de l’humaninté.

Moynaq était jadis un village de pêcheurs prospère. Maintenant la mer a reculé de 180 km ! Dans notre guide de voyage on le décrit comme un village fantôme. Mais bon dans les faits il ne semblait pas y avoir tant de maisons abandonnées. En plus quand nous y sommes passés, il y a avait du monde partout.

Ceci étant dit, ce qu’il y a d’intéressant avec ce village, c’est l’endroit où il devrait y avoir de l’eau et où il n’y en a plus. On descend un bon 10 mètres et là il y a du sable à perte de vue. Des coquillages. Et il y a une bonne douzaine de bâteaux de pêche qui rouillent tout doucement sous le soleil. C’est un endroit franchement atmosphérique et même s’il faut un bon deux heures trente pour s’y rendre (idem pour le retour) on est très contents d’y être allés.

Sur la route d’ailleurs, ce fut l’occasion d’observer la récolte du coton. À au moins deux endroits nous avons vu de petites usines où il y avait d’incroyables montagnes de coton.

Au retour on fait un bref arrêt à Mizdakhan, une nécropole à une douzaine de kilomètres à l’extérieur de Nukus.

(2 octobre 2012)

Ce matin on se dirige vers l’endroit où on peut avoir un taxi partagé vers Khiva. Je reconnais qu’on aurait pu aller y jetter un coup d’oeil la veille car on a un peu de mal à trouver. En plus on a été induits en erreur un peu par la demoiselle de l’hôtel qui nous a dit combien on devait payer. Le prix qu’elle nous a donné est un peu trop bas et on va négocier durement. À la fin on accepte le prix en croyant se faire arnaquer un peu. Mais en vérifiant plus tard c’était très honnête.

Le trajet jusqu’à Khiva va durer 2h45. On se familiarise un peu avec un phénomène assez cocace ici. L’achat d’essence. Premièrement on constate qu’au moins la moitié des stations services sont fermées temporairement puisqu’elles sont à sec. Pour les autres visiblement ils négocient le prix et si ça ne fait pas leur affaire ils repartent. Notre  chauffeur va finir par s’acheter de l’essence sur le bord de la rue dans un espèce de contenant rectangulaire. La quantité ne peut qu’être approximative. En plus la personne peut avoir mis n’importe quoi dans le contenant.

En tous cas on finit par se rendre. À 11h00 on est à l’hôtel Meros à Khiva. Ce dernier est un peu plus modeste mais est situé à l’intérieur de la ville fortifiée. Il est très atmosphérique et comme on le découvrira plus tard, il y a une terrasse sur le toit avec une vue exceptionnelle sur la ville.

Nicolas est déjà arrivé. On le rejoindra comme prévu à 12h30.

On se lance à la découverte de la ville, de ses mosquées, de ses minarets et de ses medressas. Elle est bien sympa cette petite ville. Bien restaurée.

Retour à l’hôtel à 12h30 pour le rendez-vous avec Nicolas que nous n’avions pas revu depuis 15 mois. On se rend dîner et ensuite on poursuit la visite de la ville. Nicolas et moi faisons même un tour complet des remparts, histoire de voir la ville de l’extérieur.

Ciel bleu sans nuages.

Pour souligner nos retrouvailles avec Nicolas, on grimpe sur la terrasse et on va vider une bonne partie de la bière du frigo de l’hôtel. À un moment donné le monsieur à la réception part refaire ses stocks !

La vue sur la ville au coucher du soleil est vraiment excellente. Ambiance extrêmement festive !

On part souper et on se fait une dernière petite balade dans la ville illuminée.

(3 octobre 2012)

La salle à manger de cet hôtel est vraiment magnifique. Le plafond est super haut. La table est immense. On quitte à 8h30 avec un taxi pour nous quatre. Le trajet de 470 km jusqu’à Bukhara va durer au total un bon huit heures. Le paysage est plutôt ennuyeux. L’ouzbékistan c’est un grand désert avec quelques villes au travers. C’est du sable, des cailloux, de petits buissons qui ont grand besoin de l’arrivée prochaine des pluies.

Ils sont en train de refaire la route. À certains moments ça va plutôt bien. Mais à d’autres, c’est terrible. Ce n’est même pas pavé. Mais bon, les kilomètres passent et on va se rendre.

Au milieu du trajet on s’arrête pour dîner. Je mange les meilleurs samsas du voyage. Un samsa est un beignet de pâte farcie de viande, oignons, patates. (C’est l’équivalent du samosa qu’on mange partout en Inde.)

Le cirque de l’achat d’essence va atteindre son apogée dans les 100 derniers kilomètres du trajet. J’avais déjà remarqué que l’aiguille de l’essence frôlait le E depuis un certain temps. Le chauffeur s’arrête une première fois. Visiblement il n’est pas satisfait du prix de l’essence. Là on va faire un grand bout et on croise plusieurs stations services, toutes fermées. Je suis totalement convaincu qu’on tombera en panne d’essence. Andréanne en faisait de l’anxiété anticipative. Finalement on en trouve une. Il y a une file très longue. Ouf !

On arrive vers 16h00 à l’Hôtel Amulet de Bukhara. C’est un ancien caravansérail et il est vraiment super. On s’installe confortablement sur des coussins et on va boire quelques bières.

Pour souper on se rend au restaurant Bella Italia. C’est un endroit franchement chic où on amène une demoiselle pour l’impressioner. Il y a aussi quelques tables où les gens ont l’air un peu mafieux. Il y a trop de serveurs et ils sont tellement toujours en train de nous demander si on a besoin de quelque chose que ça finit par devenir énervant.

Je mange des pâtes carbonaras très honnêtes et Andréanne une excellente pizza à croûte mince. Mais le fait saillant de cette soirée, c’est que nous commandons deux bouteilles de vin rouge ouzbek. Comme prévu le vin ouzbek n’est pas super. Cependant je m’attendais à bien pire !

On passe une très belle soirée.

(4 octobre 2012)

Journée magnifique à Bukhara. On aura le temps de visiter pas mal tous les principaux bâtiments de la ville. On se paie même un tour de grande roue et un tour de montagnes russes. (Qu’on appelle ici montagnes joyeuses.)

La ville est très jolie. À certains égards je la trouverai encore mieux que Samarqand. Il y a de très jolis magasins, des passages voûtés qui rappellent un peu le vieux Jérusalem.

Fait cocace: le restaurant où on mangera plus d’une fois a un menu russe avec des prix franchement plus bas que le menu anglais. Donc lorsque nous sommes en présence des serveurs, seul Nicolas leur parle en russe. Nous on se contente d’arborer un visage austère. C’est très drôle. 🙂

En après-midi on prend un taxi pour visiter la résidence de l’émir. C’est quelques kilomètres à l’extérieur de la ville. Au retour on demande au chauffeur de nous laisser dans un endroit où on peut acheter du vin. On achète trois bouteilles qui coûtent entre 2.50$ et 3.00$. En toute honnêteté ça ne sera pas un succès ! Les blancs sont particulièrement mauvais.

Pour souper on se paie un festin de shashliks géants avec deux autres bouteilles de rouge ouzbek. Ambiance extrêmement festive.

(5 octobre 2012)

Aujourd’hui on se cherche des activités car on a pas mal visité tout ce qu’il y a à visiter à Bukara la veille. Je propose qu’on prenne une marshrutka (minibus) en direction du mausolée de Bakhautdin Naqshband. Dans les transports en Ouzbékistan c’est un peu poche. Le prix n’est pas fixe et on paie toujours plus que les locaux. Mais en même temps ce n’est jamais très cher.

Au retour on visite le très photogénique Char Minar, avec ses quatre minarets bleutés.

Dans l’après-midi on passe un peu de temps à l’Internet et on aboutit dans un excellent salon de thé. (Le Silk Road Spices) En fait on paie 5$ chacun et ça nous donne droit de déguster à volonté cinq thés différents (noirs, verts, aux épices) et deux sortes de cafés différents. Il y a aussi un plateau de petites sucreries orientales. Cet endroit fait l’unanimité et on y reste assez longtemps.

Pour souper on retourne au resto italien de l’avant-veille. On se gave de pizzas et de vin ouzbek. C’est du cabernet sauvignon et c’est le meilleur qu’on aura bu.

C’est la dernière soirée de Robert.

(6 octobre 2012)

Ce matin après le p’tit dej nous partons avec Nicolas en direction de la gare. Robert lui va prendre son avion pour Tashkent.

Nicolas a acheté nos billets depuis la Russie et nous sommes tous les trois dans le sens inverse de la marche du train. Heureusement Andréanne ne sera pas trop incommodée par le mal des transports.

Le paysage entre Bukhara et Samarqand n’est pas très excitant. Le trajet dure trois heures. Arrivés on se prend un taxi jusqu’à l’hôtel Caravansérail. Celui-ci sera assez décevant. L’eau chaude est un problème visiblement.

Cependant j’ai réservé deux chambres pour trois nuits et le patron accepte que nous ne restions que deux nuits. (C’était réservé sur une carte de crédit.) En parlant avec Robert nous avons conclu qu’une journée et demi serait suffisante pour faire le tour de Samarqand.

Dans l’après-midi nous visitons le mausolée Gur-e-Amir. Il a un frère jumeau à St-Petersbourg et nous l’avions vu il y a deux ans. Il est en très bon état et on apprécie la visite.

On termine la journée avec le Registan, le bâtiment le plus spectaculaire de tout l’Ouzbékistan. Il est magnifique et on apprécie la visite avec la lumière de fin d’après-midi. Il faut savoir que ces bâtiments ont été construits il y a plusieurs siècles. Suite à l’usure du temps et aussi suite à des tremblements de terre, ils étaient en piteux état. Ils ont été très bien restaurés.

Pour souper on se gave de burgers et de frites et ça nous fait beaucoup de bien !

(7 octobre 2012)

On discute un peu avec le patron qui n’est pas très sympa, à savoir comment nous nous rendrons le lendemain à Yangikishloq, point de départ de nos deux jours de randonnée dans les montagnes de Nuratau. Il finira par nous offrir un taxi à 110$. Je suis persuadé que c’est prohibitif et nous refuserons son offre. Dans les faits on ne paiera que 40$ le lendemain.

Pour cette dernière journée à Samarqand, on commence par la mosquée Bibi-Khanym. Elle est gigantesque. Cependant sa restauration n’est pas complétée. Mais c’est quand même une belle visite.

On poursuit avec l’Avenue des Mausolées. Robert nous en avait dit beaucoup de bien. Ce sont des bâtiments extrêmement jolis, tout colorés, en parfait état. Il y aurait entre autres la tombe d’un cousin du prophète Mahomet. Il y a aussi la tombe d’une des nièces de Tamerlan, le grand guerrier Ouzbek.

En après-midi on se balade dans d’autres coins de la ville. Il y a de jolis parcs, d’intéressants bâtiments d’architecture soviétique. On s’achète des bières et on les boit sur la terrasse du toit de l’hôtel avec la vue sur les domes bleutés.

(8 octobre 2012)

Aujourd’hui ça ira vraiment trop bien ! On prend un taxi pour la station de bus Ulubek, qui est à quelques kilomètres à l’extérieur de la ville. La stratégie c’est d’arriver un peu avant le départ du bus de 8h00 pour Jizzakh. Il y aura des taxis. Finalement la stratégie marche très bien et on part même avant le bus. On ira beaucoup plus vite. On nous demande 20$ pour les trois et ça prend un peu plus d’une heure. Il y a un 4ème passager, un gros monsieur vraiment sympa qui fait la conversation à Nicolas en russe.

Arrivés à Jizzakh le monsieur sympa nous négocie un second taxi pour 20$ également en direction de Yangikishloq. On y sera en un peu moins d’une heure. Ce trajet est extrêmement beau. Il y a les montagnes d’un côté et la steppe à perte de vue de l’autre.

On retrouve Sherzog, le monsieur de Nuratau Eco-Tourism que j’avais contacté plusieurs fois par courriel. On allonge les billets et on repart dans un 3ème taxi en direction d’Asraf, le village où nous passerons les deux prochaines nuits. Ce dernier est assez minuscule et dans un coin drôlement perdu. C’est en quelque sorte une oasis au milieu d’un grand désert. Il y a de l’eau et on fait pousser toutes sortes de trucs.

L’endroit où on habite est joli mais les conditions d’hébergement seront très rudimentaires. Nous avons une chambre pour les trois.

Après avoir mangé un kavarnak de chèvre (les belges qui logent au même endroit que nous ont été partiellement témoins de l’assassinat de ladite bête) on part avec un guide en direction du village d’Eski Forish. Cette balade au milieu des collines, avec les montagnes d’un côté et la steppe de l’autre, est extrêmement agréable. On fait le tour du village et on revient en partie en minivan à notre village. (Le chauffeur tasse ses pastèques pour nous faire de la place.)

Nicolas et moi buvons un bidon de 1.5 litre de Qibray, une bière ouzbek qui ne passera pas à l’histoire. Cependant le fait saillant c’est que dès que le soleil tombe, il fait un froid terrible. On soupe en se réchauffant avec des sacs de couchage. On se couche très tôt.

(9 octobre 2012)

Aujourd’hui ce sera ma journée préférée, parmi nos cinq journées de randonnée. On part avec le même guide après le petit déjeûner. On va marcher un bon sept kilomètres jusqu’au village de Hayat. En plus il y a une bonne dénivellation. Mais les paysages sont magnifiques. On est très contents d’être là !

À Hayat, on s’arrête une première fois. Ça semble être chez des membres de la belle-famille du guide. Nous ne sommes pas sûrs car le jeune homme ne parle ni anglais ni russe. Donc on ne communique pas avec lui. Ces gens sont très sympas. Ils nous offrent le thé, des bonbons.

On reprend la route et on marche jusqu’à l’endroit où nous dînons. On aura droit à un plov honnête. Juste avant nous sommes allés observer, dans un enclos, des moufflons.

En après-midi on rentre par le même chemin.

On réserve un taxi pour le lendemain à 4h45 car on veut être à Yangikishloq tôt pour prendre le bus de 5h40 qui se rend directement à Tashkent.

(10 octobre 2012)

Nuit difficile. Nausées, fièvre. Je suspecte une insolation lors de notre rando de la veille. Le taxi est là est on part comme prévu à 4h45. Arrivés à Yangikishloq, on repère un taxi qui nous demande le prix qu’on nous avait dit de payer. Il essaie un peu de trouver un quatrième passager mais comme ça ne marche pas trop bien, on décide de partir et de payer les quatre places à nous trois. Beaucoup plus rapide que le bus.

Le chauffeur conduit très vite. Au début il fait noir et on a un peu peur en fait. Le trajet jusqu’à Tashkent dure un bon 3h30. Nicolas et moi sommes un peu souffreteux et on offre au chauffeur quelques billets de plus pour qu’il nous dépose à l’hôtel.

Arrivés, Nicolas décide de rester avec nous et de ne pas aller chez son couch surfer. Et il y a une chambre simple de libre. Lui peut déjà aller se coucher. Nous on se repose sur la tapchan dans le jardin de l’hôtel. J’y dors une première heure. Mon état se détériore vite.

À 11h00 on a une chambre et je redors une autre heure. Douche pour me réveiller un peu et je me gave de pillules pour contrer la fièvre. On part se balader avec Nicolas en ville. On refait un peu les endroits que nous avions visités lors de notre arrivée. On se rend aussi voir la TV Tower, que l’on voit de très loin en fait. Elle mesure 375 mètres. La balade est très longue mais en même temps très agréable. Moi je suis faible. Je ne mange qu’une palette de chocolat en après-midi.

Andréanne et Nicolas monte les 100 premiers mètres de la tour. Moi je reste à me reposer en bas. Sur le chemin du retour en métro, juste avant d’arriver à notre station, je suis tout étourdi. En sortant du wagon, je m’évanoui et atteri tête première contre un pilier de marbre. Quand je reprends mes esprits (Andréanne dit que ça a pris dix secondes environ) elle m’éponge le front. Ça saigne. Mais bon, pas trop.

Il y a un attroupement et on devra travailler fort (surtout Nicolas à l’aide de son excellent russe) pour les convaincre de ne pas appeler l’ambulance.

Mais je me sens plutôt bien. On revient à l’hôtel qui est à cinq minutes de là. Je dormirai de 16h30 à 5h30 le lendemain. 24 heures plus tard je serai comme un neuf. Avec une cicatrice d’un bon pouce de long. Mais c’est au niveau du cuir chevelu. Donc ça ne paraît pas.

(11 octobre 2012)

Ce matin on prend le p’tit dej avec Nicolas qui repart pour Novosibirsk. Je mange pas mal et je reprends des forces. Il prend un taxi et de notre côté on part en métro jusqu’à Chorsu, le méga marché qui est pas très loin de l’hôtel. On va acheter une très jolie théière, des petites tasses, une grande assiette, un châle pour Andréanne. Une fois nos achats faits, on revient se reposer un peu à l’hôtel. Mais je sens déjà que je suis OK. Plus de fièvre.

En après-midi on se rend au Jardin Zoologique de Tashkent. C’est un endroit intéressant dans le sens que c’est certainement un zoo soviétique. Il y a beaucoup d’animaux mais on ne peut pas dire qu’ils ont l’air parfaitement bien traités.

Aujourd’hui c’est Andréanne qui en arrache !

Nous serons témoins d’incroyables actes d’imbécilité. Ça m’a totalement enragé mais en même temps je ne voyais pas ce que je pouvais faire. Nous avons vu plus d’un jeune homme lancer des pierres (il y a en a partout, le zoo tombe en ruines.) au tigre et aux lions. C’était le milieu de la journée, il faisait très chaud et les pauvres bêtes se reposaient tranquilement. Ces crétins essayaient de les faire bouger un peu. J’ai même très bien vu une pierre arriver dans le flanc d’un lion. Le pire c’est que les autres ouzbeks autour n’avaient pas l’air choqué par ces comportements. Ils ont du chemin à faire de ce côté.

En général les animaux sont habitués au contact des humains. Visiblement les gens ici les nourissent car les chameaux (à deux bosses !), les lamas, les cervidés venaient tout près pour avoir de quoi manger.

En fin d’après-midi on fait une méga razzia à l’épicerie à côté de l’hôtel. On dépense nos derniers soms en achetant des tas de boîtes de thé.

Une dernière Baltika au souper et on se couche tôt. Demain matin le taxi partira à 1h45 en direction de l’aéroport.

Un excellent séjour en Ouzbékistan !

Read Full Post »

France (Début)

Ce projet de voyage a été grandement influencé par la rencontre de la famille Droger, Bérengère et Jean-Luc à Vienne à l’été 2011. Nous avons eu la chance de les connaître et avons beaucoup apprécié leur compagnie. Et en bavardant avec eux autour d’une broue ou d’un verre de crémant rosé, nous avons vraiment eu envie de faire un crochet par l’Alsace l’année suivante. Et nous étions les bienvenus !

Quand à Paris, et bien ça doit faire 10 ans qu’Andréanne me harcelait pour y aller !

Mais le but ultime demeurait la découverte de l’Ouzbékistan, un pays qui me fascinait depuis fort longtemps.

Nous avions un mois complet et ensuite il a suffi de mettre en place un itinéraire.

(14-15 septembre 2012)

Départ pour Montréal en milieu d’après-midi. Puis ce sera Paris et ensuite Mulhouse. Tout se passe sans le moindre retard. On est là à 9h45 comme prévu. François et Laurent sont là à nous attendre. C’est un peu gris. On file à vive allure en direction de Lautenbach où nous passerons les cinq prochaines nuits.

À 11h45, c’est déjà l’apéro. Et ça va durer jusqu’à 15h00. Mon coup de coeur de ce repas, ce sont sans contredit les Fleischschnaka. C’est fait à partir de pâte à nouilles roulée avec de la viande. On ingurgite d’importantes quantité de vin pour faire passer ça, de même que les fromages, dont le fameux Munster (bien puant) que je goûte pour la première fois. On termine par un sucre de feux, i.e. un petit morceau de sucre trempé dans du génepi à 95% d’alcool.

À 15h00 on part se balader dans les collines autour et on fait le tour du village, histoire de digérer un peu.

Et à 18h00 ça recommence chez Jean-Luc et Bérengère avec un coq au Riesling. Si j’ai bien compris il y a deux bouteilles complètes de vin dans la sauce. Ce coq est comme on peut s’en douter succulent.

Plusieurs vins sont nécessaires pour faire passer le tout.

Brève conversation avec Nicolas qui est seul dans un hôtel 5 étoiles à Koweit city. Il fait un peu pitié dans ce pays oû l’alcool est interdit. Visiblement il aimerait bien être avec nous.

(16 septembre 2012)

Pour le petit déjeûner on goute au Kugelhopf, la célèbre brioche alsacienne. J’avais vu plus d’une fois Nicolas en parler dans Facebook. Après le petit déjeûner on se rend à l’Abaye de Murbach avec Laurent. Il fait un temps superbe et l’abbaye est très jolie, entourée de forêt.

Pour dîner, une autre spécialité alsacienne : le beackaoffe. C’est fait à partir de patates, de poivrons, de carottes, de pied de porc, de boeuf et d’agneau. Excellent !

Quand vient le temps des fromages, je découvre le St-Nectaire, originaire d’Auvergne. Un pur délice !

En fin d’après-midi nous nous rendons à un concert de François et Denise. Ils interprètent avec leur choeur la petite messe de Rossini.

À 19h00 on retourne chez Jean-Luc et Bérengère pour manger des tartes flambées. C’est Jean-Luc qui les fait et j’avoue n’en avoir jamais mangé d’aussi bonnes.

On déguste de nombreux vins dont des vendanges tardives et des grains nobles.

(17 septembre 2012)

Ce matin on part en voiture pour une petite balade dans les Vosges. On marche tout doucement à travers forêt et pâturages jusqu’à une ferme-auberge pour un repas marcaire. Il fait un temps radieux. On commence par une p’tite bière Licorne sur la terrasse, suivie d’un gigantesque morceau de tourte à la viande. (Un repas en soit !) On poursuit avec le jambon et les patates. On enchaîne avec les fromages et on termine ça avec un morceau de tarte aux myrtilles (pour moi) et un dessert à base de meringue, crème Chantilly et glace pour Andréanne. Je vous laisse imaginer l’état dans lequel on est. 🙂

En après-midi on se balade dans la région via la Route des Crêtes. On s’arrête à quelques endroits pour admirer le paysage et aussi des cygnognes.

Pour souper on y va plus « léger ». Terrine de canard confit avec salade, fromages, le tout bien arrosé de vin du pays.

(18 septembre 2012)

Ce matin François vient nous reconduire à la gare de Colmar d’où nous prenons le train pour Strasbourg. C’est une ville magnifique que j’avais déjà visitée en 1983. On s’y baladera toute la journée. On découvre les vieux quartiers avec maisons à colombage, les canaux, la cathédrale gothique. En après-midi on fait quelques magasins et on poursuit notre balade jusqu’au Parlement européen.

Retour en train jusqu’à Colmar et Cécile (la soeur de Nicolas) nous ramène à Lautenbach.

Pour souper, quiche jambon, poireaux, Gruyère et Emmental. On est vraiment plus sages ce soir.

(19 septembre 2012)

Temps magnifique encore aujourd’hui. On part en voiture pour la visite du Château de Haut-Koenigsbourg. Il est haut perché sur une colline, entouré de vignes pleines de raisins près pour les vendanges. Ce château a été extrêmement bien restauré et la visite est très agréable.

Ensuite on revient par la route des vins. On s’arrêtera à trois endroits. Premièrement à Hunawhir pour voir son église fortifiée entourée de vignes. Ensuite le village de Riquewhir avec ses ruelles et ses magnifiques maisons. J’y mange une choucroute.

On termine la balade en voiture par le village de Eguisheim, tout aussi joli que le précédent mais beaucoup plus calme.

Je crois que ça sera notre journée préférée en Alsace. On sent qu’il y a une certaine prospérité dans la région. Les villages sont magnifiques, les maisons sont parfaitement entretenues et débordent de fleurs.

On fait un dernier crochet avant de rentrer à Lautenbach. On s’arrête au Vieil Armand, la cave où les Droger achètent leur vin. On dégustera pas loin d’une dizaine de vins, dont des grains nobles. J’achète quelques bouteilles que je refilerai plus tard aux Droger et à Jean-Luc.

(20 septembre 2012)

Ce matin on quitte avec Jean-Luc en direction de Colmar dans sa rutilante Audi A5. Il nous déposera gentiment au centre de la ville, gardera nos bagages dans son coffre et reviendra nous les porter en fin d’après-midi juste avant notre train pour Paris. C’est un plan qui comporte un léger risque mais finalement ça va marcher.

Colmar est une jolie petite ville. Beaucoup plus petite que Strasbourg mais très sympathique. On se balade dans les petites rues. Au marché ils vendent des homards de Bretagne. J’avais entendu plus d’une fois dire que le homard en France est un mets de luxe. Et bien ici ça se vend 40 euros le kilo, soit 23$ la livre.

À 16h20 on prend le TGV direction Paris. Pendant un bon bout de temps le train roule à 320 km/h. On arrive à Gare de l’Est. On marche jusqu’à Gare du Nord d’où on prend le train de banlieue jusqu’à Taverny, où habite Laurent. Pour souper, quiche au thon accompagnée d’un petit Pinot gris.

(21 septembre 2012)

Voilà le moment tant attendu pour Andréanne. On se lance donc à la découverte de Paris. À 9h00 on rejoint comme prévu mon collègue Jean-Marc et on se tape les 600 et quelques marches de la Tour Eiffel. Bref crochet ensuite pour voir la Statue de la Liberté le long de la Seine.

On poursuit avec l’Arc de Triomphe et la rue des Champs Élysés, Place de la Concorde. Dîner de moules dans un petit bistro belge.

En après-midi on visite Notre-Dame de Paris, les Jardins du Luxembourg. Météo excécrable.

On revient vers le Louvres car théoriquement le plan c’est d’en faire une visite éclair. Mais à 17h30 nous décrétons que c’est assez pour aujourd’hui.

Retour à Taverny où on mange de succulentes pâtes à l’aubergine, aux tomates, basilic et mozzarella. Il y aura aussi un excellent camembert de Normandie, du Compté et du bleu. Le tout accompagné du Chateauneuf-du-Pape acheté dans l’après-midi. (Un délice !)

(22 septembre 2012)

Ce matin on se rend à Versailles. Il fait un temps radieux. On y est un peu après 9h00 et il y a déjà un monde fou.

On commence par la visite (avec audio-guide) du château proprement dit. C’est super mais il y a vraiment beaucoup trop de monde. Il se forme parfois des méga bouchons et on reste pris. Ça fait la 3ème fois que j’y vais et je décrète que c’est la dernière.

On poursuit ensuite avec la visite des jardins et de ses magnifiques fontaines. Petite déception quand même. Les fontaines ne fonctionnent qu’à certaines heures du jour. Et on n’aura pas pu toutes les voir en opération.

On fait aussi une visite du petit et du grand Trianon. C’était à l’époque les appartements des femmes.

Par la suite on revient sur Paris. Brève visite au Puma, histoire de contenter mon Andréanne. On retrouve comme prévu Laurent à la Tour St-Jacques. Apéro suivi d’un excellent souper au Coupe-Gorge, endroit dont j’entends parler depuis 2006 ! J’ai enfin eu l’occasion de goûter à leurs oeufs en couilles d’âne. Je mange aussi une excellente cuisse de canard confit.

(23 septembre 2012)

Ce matin, visite de l’opéra Garnier. Il est magnifique. Et oui Nicolas, tu avais raison l’année dernière de faire ton « maudit français ». C’est beaucoup plus hot que l’opéra de Vienne !

On se balade ensuite dans le coin de la Place Vendôme. Il y a une certaine animation à côté d’un hôtel. On se fait confirmer que les gens guettent la sortie de Lady Gaga.

On poursuit avec une balade dans Montmartre. Après le dîner on flâne dans le marais, Place des Vosges et Place de la Bastille.

On soupe chez Laurent. Une succulente raclette bien arrosée de Pouilly Vinzelles.

(24 septembre 2012)

Ce matin on se rend au Louvres. On y fait une visite éclair. Mona Lisa, la Vénus de Milo, les appartements de Napoléon, le Louvres médiéval. Après un dîner rapide dans le quartier latin, on part se promener dans le coin du Panthéon, de la rue Mouffetard et des arênes de Lutèce. On termine la journée de visite par une excellente balade en bâteaux mouches. Il fait un temps absolument radieux et ma foi, c’est très agréable.

Petite mésaventure en revenant à Taverny en train de banlieue. Panne d’électricité sur la ligne. Une bonne samaritaine nous prête son cellulaire pour qu’on téléphone à Laurent qui vient nous chercher. Nous n’étions qu’à deux stations de chez lui.

(25 septembre 2012)

Aujourd’hui c’est le grand départ pour l’Ouzbékistan. Comme Laurent ne travaille qu’en après-midi il offre gentiment de venir nous reconduire à l’aéroport. On y est tôt et on attend longtemps notre vol pour Moscou. Pour le reste tout s’enchaîne parfaitement bien. À Moscou nous ne sommes qu’en transit, donc c’est très simple. Notre avion vers Tashkent partira une demi heure en retard. Nous y serons à 4h00 AM le lendemain.

Read Full Post »