Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for novembre 2011

Népal (4ème partie)

(6 novembre 2011)

Ce matin on se dirige vers le Parc national de Chitwan. Notre lodge est juste un peu à l’extérieur. La première impression à notre arrivée n’est pas très bonne. Nous devons prendre un espèce de canot creusé à même un tronc d’arbre. Et il y a vraiment beaucoup de monde. Et juste à côté c’est l’endroit d’où partent les randonnées à dos d’éléphant. Et là c’est encore pire.

Donc après avoir attendu un peu on part à six personnes dans un long canot et on va naviguer sur une rivière. J’avoue qu’un fois partis c’est très agréable. Il est tôt le matin et il y a beaucoup d’oiseaux. Mais le plus spectaculaire ce sont les gigantesques crocodiles.

Ensuite on poursuit avec une visite d’un centre de reproduction d’éléphants. Le fait saillant c’est sans contredit le bébé de trois mois et demi avec sa maman. Trop mignon !

On termine l’avant-midi avec une courte balade en forêt. C’est un endroit où on pourrait observer un rhinocéros mais bon, nous ne sommes pas chanceux.

Après le dîner on retourne faire une longue balade de trois heures en forêt avec deux messieurs de notre lodge. Ils ont des bâtons et nous donne quelques consignes de sécurité car on pourrait tomber sur un tigre ou des éléphants sauvages. Mais bon encore là pas de gros animaux au rendez-vous. Cependant la balade est excellente. On rentre sous une petite pluie. Tout ça va dégénérer en un second déluge en deux jours. Juste avant nous avions eu le temps d’aller à pied au village et nous faisons une belle découverte : des Lay’s à saveur de Magic Massala. Ils sont importés d’Inde et sont vraiment bien relevés et succulents. Au risque de me répéter : excellent avec une bière locale !

(7 novembre 2011)

Ce matin il pleut encore un p’tit peu. À 6h45 on vient cogner à notre porte. Il faut se dépêcher car il y a un rhinocéros sur le bord de la rivière, à une dizaine de minutes à pied de l’hôtel. Ça sera possiblement le moment fort de notre séjour à Chitwan. Je resterai au total environ deux heures à l’observer. Au début il est dans l’eau et on ne voit que la partie supérieure de son corps qui émerge. Les rhinocéros passent environ 20% de leur temps dans l’eau. Donc l’animal visiblement relaxe et ne semble pas pressé de sortir.

Mais avec un peu de patience il finira par sortir de l’eau et se balader le long de la berge et manger de l’herbe. Nous sommes de l’autre côté de la rivière qui n’est pas très large en fait. On le voit parfaitement bien. Quel animal à l’allure préhistorique. Il y en a environ 500 au total dans le coin. Celui-là est vraiment à l’extérieur du parc.

Juste avant le dîner on assiste au bain des éléphants. C’est une activité extrêmement touristique mais en même temps bien sympa. Un ou deux touristes montent sur l’éléphant qui lui est dans la rivière, pas trop loin de la berge. Ce dernier s’asperge d’eau avec sa trompe mais asperge aussi allégrement les touristes. Ça se termine toujours de la même façon. L’éléphant glisse sur le côté et les touristes tombent à l’eau.

En après-midi on retourne dans le parc pour faire la balade en forêt à dos d’éléphant. C’est la troisième fois que je fais ce genre d’activité et les deux autres fois nous n’étions que deux sur l’éléphant. Plus le mahout, i.e. le conducteur qui s’assit sur la tête de l’animal. Mais ce coup-ci nous étions quatre plus le mahout. On était franchement à l’étroit.

Sinon la balade comme telle n’est pas mauvaise. On doit traverser une rivière au début. Il doit bien y avoir trois pieds d’eau minimum. Après on s’enfonce dans la forêt. On n’y verra pas beaucoup d’animaux. Cependant on observe quelque daims avec de jolis bois sur la tête. Il y a aussi quelques troupeaux de bambis bien mignons.

Une fois que la pluie s’est arrêtée tôt ce matin il a fait ensuite un temps superbe.

En soirée je retourne voir le spectacle de danse que j’avais vu le premier soir. Cette fois-ci j’y vais avec Andréanne cependant.

(8 novembre 2011)

Ce matin on part tôt avec un guide pour aller observer des oiseaux. En fait on retourne à l’endroit où on avait vu le rhinocéros la veille. Mais bon il n’y en a pas ce matin. On ne verra pas beaucoup d’oiseaux non plus car il y a beaucoup de brume.

À 9h30 on part en direction de Kathmandu. On mettra pas loin de six heures à s’y rendre. Mais ce sont des paysages montagneux et c’est nullement monotone. On retourne au Tibet Guest House où nous avions logé au début du voyage. Mais ce coup-ci nous sommes dans une chambre un peu plus luxueuse.

Pour souper nous nous rendons au Nargila Restaurant. On mange des fallafels et des shawarmas. Et que dire de leur célèbre gauffre avec fruits et yaourt ! Ça fait vraiment du bien de mettre un peu de côté la bouffe népalaise.

(9 novembre 2011)

Nous sommes donc de retour à Kathmandu. Nous avons deux journées et demi et pas énormément de choses de prévues. Ce matin on se rend à Durbar Square qui est à un kilomètre environ de notre hôtel. On y est tôt et il fait un temps absolument radieux. C’est l’endroit où jadis les rois népalais étaient couronnés. C’est le coeur de la vieille ville et il y a de très beaux temples. En tous cas il y a beaucoup d’animation, de couleurs et de bruits. On y restera une bonne partie de l’avant-midi à se promener et à faire des photos. On visite aussi le musée Hanuman Dhoka où on peut apprécier l’architecture locale. Il y a de nombreuses boiseries finement sculptées.

En après-midi on fait un peu de shopping.

Vers 15h30 on s’arrête au Pumpernickel, un café où je me souviens très bien être allé 17 ans plus tôt. Le gâteau au fromage était divin !

En fin d’après-midi on donne rendez-vous à Jagat Lama, l’organisateur de notre trek. Il y a quelques trucs que je veux discuter avec. Mais surtout il doit nous rembourser le billet d’avion pour notre vol annulé à la fin du trek. Il allongera les billets sans poser de questions. Une bonne chose de réglée.

En soirée nous soupons sur une terrasse dans un chic resto de la ville. Bon j’avoue qu’il ne fait plus très chaud à Kathmandu en novembre. Mais il y a un énorme brasier à côté de nous qui nous réchauffe. Et heureusement vu la direction du vent ce sont nos voisins qui reçoivent la cendre et les tisons !

(10 novembre 2011)

Ce matin nous partons en taxi pour prendre un dernier bain d’Asie. C’est Jagat qui nous a référé ce jeune homme vraiment trop sympa qui conduit une Datsun rouge vieille de 31 ans. Il parle super bien anglais et sur le trajet qui dure une bonne cinquantaine de minutes il nous raconte plein de trucs.

Il nous amène à Bakhtapur, petite ville avec ses trois places magnifiques et ses temples présentant une des plus fine architecture religieuse de tout le pays. Encore aujourd’hui le soleil brille de tous ses feux.

On y passe presque trois heures à se balader dans les rues et à se perdre un peu quand même.

En après-midi on se rend au Kathmandu Mall en rickshaw. C’est la première fois qu’Andréanne en prend un. C’est le paradis de la contrefaçon. Je m’achète des chandails. Un (faux) Polo et un (faux) Lacoste.

Pour souper, possiblement le meilleur repas du voyage en ce qui me concerne. On mange au Third Eye, chic resto indien de la ville. Le décor est super. Le poulet tandoori et le pain nan sont absolument sublimes.

(11 novembre 2011)

Ce matin rien ne presse. On complète quelques achats, dont pour moi un sac à dos 45 l itres que je pourrai utiliser quand je voudrai voyager un peu plus léger. On ramasse toutes nos affaires et on essaie de les faire entrer dans nos gros sacs à dos.

Un peu après midi on part pour l’aéroport. À l’image de la ville il règne dans cet aéroport un sacré chaos. Bon déjà il faut attendre un bon 45 minutes à l’enregistrement mais c’est surtout à l’immigration qu’il faudra attendre 1h15. Juste pour faire tamponner son passeport pour pouvoir sortir du pays.

L’avion partira un peu en retard mais comme on a une escale assez longue à Delhi il n’y a pas de problèmes. Les paysages sur la chaîne himalayenne au retour sont encore plus beaux qu’à l’aller. Le temps est plus clair. Et nous sommes encore assis du bon côté de l’avion.

Pas de problèmes avec notre escale à Delhi. On part à l’heure et je crois que c’est le vol le plus long que j’aurai pris de toute ma vie. 14h45 jusqu’à Newark. Mais on dort pas mal. On bouffe pas mal aussi. Ça va passer vite.

De là nous prenons le premier vol de Continental Airlines vers Québec. L’avion est presque vide et on arrive quelques minutes à l’avance.

Voilà, un voyage un peu difficile mais en même temps très réussi.

Publicités

Read Full Post »

Népal (3ème partie)

(30 octobre 2011)

On quitte à 5h00 AM dans le noir total. Depuis quelques jours déjà je réalise que j’ai complètement sous-estimé la température qu’il fait au Népal fin octobre à ces altitudes. Mais là c’est trop évident. Il doit faire un facteur vent de -10 degrés. Peut-être plus froid encore. Et on n’est pas assez habillés chaudement. Je gèle de partout en fait !

On s’arrête après peut-être une quarantaine de minutes pour prendre un thé chaud. En ce qui me concerne j’essaie de gagner du temps car lorsque le soleil sera levé il fera beaucoup moins froid.

Avec mon état de santé disons que le reste de l’ascension jusqu’au Thorong La à 5416 mètres sera extrêmement difficile. Je m’arrête souvent et je suis littéralement épuisé. Andréanne s’en tire admirablement bien.

Après deux heures et demi on est au col. C’est quand même un bon temps car c’était sensé prendre entre deux et trois heures. Je suis vraiment content d’avoir réussi et de là ça ira beaucoup mieux.

Les paysages à cet endroit sont très sauvages. Il n’y a aucune végétation. Il y a pas mal de neige. On doit être une quinzaine à arriver en même temps. C’est pas très surprenant car la majorité des gens semblait partir autour de 5h00 AM comme nous.

On amorce la descente de 1600 mètres vers Muktinath. Plusieurs la trouve longue et difficile. De notre côté ça ira plutôt bien et après quatre heures on arrive au village. On espère beaucoup que le temps sera plus clément. Mais bon, il faut dire qu’on est à 3800 mètres. Donc les nuits seront encore froides, mais un peu moins.

Juste avant d’arriver à Muktinath on aperçoit notre deuxième sommet à plus de 8000 mètres. Le Daulaghiri fait 8167 mètres et on peut le voir très clairement.


(31 octobre 2011)

Aujourd’hui c’est supposément une journée de repos mais on veut absolument partir tout de suite et redescendre à des altitudes plus basses. Le froid des derniers jours a été très éprouvant pour nous.

On commence par visiter le petit temple de Muktinath. C’est un endroit assez intéressant. Il y a des bassins d’eau supposément sacrée. En tous cas si elle n’est pas sacrée elle semble à coup sûr glaciale ! Il y a quelques hurluberlus qui y plongent allégrement.

Aujourd’hui il y aura environ quatre heures de marche jusqu’à Kagbeni. Ça descend tout doucement jusqu’à 2800 mètres. Les paysages qu’on peut observer dans ce coin sont similaires à ceux de la région du Mustang qui est toute proche. Très aride, très sauvage. Énormément de poussière également.

Le village de Kagbeni est bien sympa. On ira s’y balader en après-midi. Il a une allure un peu moyennageuse. On y visite un petit monastère et c’est bien car un moine nous donne quelques explications que Dawa traduit en anglais.

Là on peut le dire : il fait vraiment moins froid !

(1 novembre 2011)

Dernière journée de marche de notre trek. Le trajet jusqu’à Jomsom est extrêmement facile. En fait on suit pas mal toujours une route. Il n’y a pas beaucoup de circulation cependant. On met environ deux heures 30 à se rendre. Avec la journée de repos que nous avons skippée à Muktinath, ça veut dire qu’on est une journée en avance. On s’est essayé à faire changer notre vol vers Pokhara mais il n’y avait pas de places disponibles.

Dans l’après-midi on se promène un peu dans le village qui n’est pas très spectaculaire.

En soirée je mange un excellent steak de yak. Je commande aussi quelques grosses bières que je partage avec Dawa et Prakas. Pour nous le trek est bel et bien terminé.

J’oubliais : ce midi on a bien rigolé au petit resto de l’hôtel. Il y avait un groupe de six américains et américaines d’un certain âge disons. Une dame commande un burger végétarien et demande au serveur : « Can I have a glass of red wine with my  burger ? » Et on entend le monsieur à côté d’elle chuchoter : « Where do you think you are ? In Manhattan ?  » La dame s’en est tirée avec un verre de rouge népalais. Qui était fort probablement mauvais !

(2 novembre 2011)

Aujourd’hui nous ne sommes pas trop pressés. Cependant le matin Dawa nous propose d’aller à Marpha qui est un super beau petit village à une heure et demi de marche environ de Jomsom. C’est la capitale de la pomme. Le village est effectivement très joli. Les maisons sont toutes bien entretenues. Elles sont blanches et les boiseries sont bourgognes.

On visite un beau petit monastère d’où la vue sur le village est excellente. On se rend aussi dans une distillerie où Dawa et Prakas achètent deux bouteilles de brandy de pommes chacun. Avant de repartir on achète quelques pommes qu’on mange sur le chemin du retour. Elles sont succulentes !

Pour souper je mange une côtelette de mouton. Je passe un peu de temps aussi à regarder les photos sur la caméra de Dawa notre guide. Il a 28 ans et nous avions assumé depuis le début du voyage qu’il est célibataire. Mais bon 2-3 jours avant il nous a dit qu’il est marié et a deux enfants. C’était une vraie perle ce Dawa. Si je retourne au Népal un jour j’aimerais bien qu’il soit mon guide à nouveau.

Après le souper on remet les pourboires au guide et au porteur dans des enveloppes qu’Andréanne a bricolées avec des pages de nos journaux de voyage et du duct tape.

(3 novembre 2011)

Une sacré journée de merde !

Déjà la veille on avait eu des inquiétudes car nous avions vu deux français avec qui nous avions socialisé pas mal pendans le trek. Ils étaient en train de monter dans un bus. Et théoriquement ils devaient comme nous repartir en avion pour Pokhara. Ce qu’il y a de particulier de cette région c’est que vers 10h00 le matin il y a un grand vent qui se lève. Ça fait en sorte que les vols ont lieu habituellement de 7h00 à 10h00, parfois un peu plus. Lorsqu’on achète un billet d’avion d’une compagnie ils nous disent que nous sommes sur le 1er vol du matin, le 2ème, le 3ème, etc. Si on est sur le 6ème il y a des bonnes chances qu’on ne puisse pas partir.

De notre côté nous étions sur le premier vol. On se rend donc à l’aéroport pour 6h00 AM. La météo à Jomsom est OK. Le problème sera plutôt à Pokhara. Pluie et brouillard. On attend donc et de plus en plus on constate que tous les vols de la journée seront annulés.

Vers 11h00 ça se confirme. Ce qui aurait pris 25 minutes va nous prendre un peu plus de 12 heures par voie terrestre. La joie !

On se regroupe avec quelques autres touristes qui veulent être à Pokhara le soir même comme nous. On loue une jeep et on s’entâsse à 11 dedans.

Il faut comprendre aussi que le trajet jusqu’à Pokhara est divisé en trois zones, toutes les trois contrôlées par une petite mafia locale qui tient à protéger son business. Donc même si la majorité des gens souhaitent franchir la distance totale, pas moyen de trouver un transport à Jomsom qui nous amène directement jusqu’à Pokhara.

La premier des trois transports se passe plutôt bien. La route est franchement mauvaise et il y a souvent un ravin assez profond. Mais les paysages sont jolis. On mettra deux heures à la parcourir.

Arrivés à Ghaza, on descend et on se trouve un autre jeep qui nous amènera jusqu’à Beni. Ce tronçon est dans un état pire que le premier. En tous cas Andréanne et moi auront beaucoup plus peur ! Il y a quelques endroits extrêmement boueux. Le jeep glisse un peu et il y a toujours ce foutu ravin. On mettra un bon quatre heures à rejoindre Beni. Ça inclut une pause de 15 minutes, histoire de réparer l’essieu des deux roues d’en avant. Il était tombé. Vu la vitesse à laquelle le chauffeur le répare je soupçonne que ce n’est pas la première fois que ça arrive !

À Beni on arrive dans le noir total. Et la question c’est de savoir comment poursuivre jusqu’à Pokhara. Après quelques discussions le chauffeur de notre jeep accepte de nous y amener. On prend une heure pour manger un dhal baht et enfiler quelques grosses bières avec les autres touristes qui nous accompagnent.

Donc on repart. Il y a une petite musique népalaise qui joue dans la radio et tout va bien. Après une vingtaine de minutes une moto s’arrête devant la jeep. Deux jeunes en descendent. Une douzaine d’autres arrivent. Ils parlent fort, donnent des coups de poings dans les portes de la jeep. Ça ne me prend pas beaucoup de temps à comprendre ce qui se passe. Notre chauffeur était autorisé à transporter des touristes entre Ghaza et Beni mais pas entre Beni et Pokhara. On lui demande de payer 20 000 roupies ce qui est je pense plus que le double de ce qu’il nous charge. Il abdique.

On transporte nos bagages dans un bus et on s’assoie.  On s’aperçoit qu’un groupe de sept touristes français s’est fait faire exactement le même coup pas longtemps avant.

On repart à vive allure et environ deux heures trente plus tard on est à Pokhara. Là ils vont nous extorquer un peu d’argent supplémentaire pour nous déposer à l’hôtel. Mais il faut dire qu’au total ça va nous avoir coûté moins que la moitié de ce que le chauffeur du jeep nous demandait.

La question maintenant était de savoir s’il avaient gardé la réservation de la chambre à l’hôtel. Nous étions sensés arriver à l’aéroport à 8h00 le matin. Il est maintenant 23h50 ! Finalement tout est OK. La chambre est super grande, la douche merveilleusement chaude. On tombe dans un profond coma.

(4 novembre 2011)

Théoriquement nous devions passer deux jours à Pokhara et nous en avons perdu une la veille. En plus nous sommes extrêmement fatigués du 12 heures de transport. Pokhara est une jolie petite ville sur le bord d’un lac. On s’y balade un bout de temps mais on manque d’énergie. On va boire des p’tits cafés, on va s’arrêter souvent.

En après-midi on se rend voir une chute qui n’est pas extrêmement spectaculaire. Sa particularité c’est qu’elle disparaît dans un trou. Pour réapparaître un peu plus loin j’imagine. On termine par une heure de chaloupe sur le lac. C’était supposé être en kayak mais bon, Andréanne n’était pas très inspirée par l’eau. Il y a un jeune qui rame et c’est très agréable. Il y a plein de singes dans les arbres sur le bord lac.

En soirée on soupe dans un excellent resto coréen. Ça me permet de faire le pont avec mes prochaines vacances.

(5 novembre 2011)

Ce matin on prend le bus en direction du Parc nationnal de Chitwan. C’est un trajet qui va prendre un bon 5h30. Les paysages sont intéressants mais comme pour tout déplacement au Népal, il y a un trafic infernal. Arrivés, on s’installe dans notre lodge qui est franchement très confortable.

Pour le reste de l’après-midi on est sensés aller faire une balade dans le village mais il va tomber un sacré déluge. Si j’ai bien compris en plus c’est assez exceptionnel d’avoir autant de pluie en novembre.

En soirée il y a une confusion. Je me retrouve à aller assister à un spectacle de danse traditionnelle dans le village. (L’hôtel est un peu à l’extérieur.) Je passe sous silence les raisons pour lesquelles Andréanne avait décrété qu’elle ne voulait pas venir. Le spectacle n’est pas très long mais au moment de repartir je ne retrouve pas (il fait extrêmement noir) le véhicule qui m’a amené au village. Je dois parler à quelques personnes qui finissent par téléphoner à l’hôtel et quelqu’un vient me chercher en moto.

Read Full Post »

Népal (2ème partie)

(23 octobre 2011)

Départ vers 7h30. La première partie n’est pas très spectaculaire. En fait on longe une route et les paysages ne sont pas aussi jolis que les journées précédentes. Aux environs de Chyamche c’est un peu l’enfer : il y a des dizaines de mulets qui transportent toutes sortes de marchandises. Des porteurs aussi et énormément de trekkers. Ça sera un des endroits les plus achalandés que l’on verra.

On s’arrête pour dîner dans le petit village de Tal à 1600 mètres. Il est bien mignon ce petit village. Les maisons sont très colorés et il est entouré de hautes montagnes.

Après le dîner on marchera deux heures et demi de plus pour arriver à Dharapani. (1900 mètres) Aujourd’hui notre porteur a eu beaucoup de misère à nous suivre. Il arrivera 30 minutes après nous, i.e. vers 16h00. Comme le village est au fond d’une vallée très profonde et que la douche est à l’énergie solaire, l’eau sera bien froide. La chambre aussi sera très froide et humide. Ça ne sera pas notre meilleure nuit de sommeil.

(24 octobre 2011 – Eh oui c’est mon anniversaire !)

Ce matin pour petit déjeûner je me prends du pain tibétain. C’est un truc frit que l’on mange avec du miel et qui goûte comme les beignes que la mère d’Andréanne fait habituellement à Noël. On en aura mangé assez souvent durant nos quatre semaines au Népal.

Le début du sentier est assez escarpé. On va grimper un bon 500 mètres et on aura rapidement une excellente vue sur le Manaslu, un des deux sommets à plus de 8000 mètres que nous verrons durant le trek. (Le Manaslu fait 8163 mètres.)

On s’arrête à Thanchowk (2570 mètres) pour dîner.

En après-midi on marche quelques heures de plus. On peut voir l’Annapurna 2 qui culmine à 7937 mètres. Mais on le verra encore mieux plus tard.

On s’arrête dans le petit village de Chame, à 2670 mètres. La chambre est pas mal. Assez grande et pour moi la douche sera bien chaude. (Pour Andréanne un peu moins !)

On se balade un peu dans le village qui est très mignon. Plusieurs petits temples, des moulins à prière partout, pas mal de vie.

Pour souligner mon anniversaire je me prends une grosse bière et un sac de Lay’s et ma foi, je suis content ! 🙂

(25 octobre 2011)

Il y a toujours quelques chose qui ne fonctionne pas dans les hôtels au Népal. Ce matin c’est la toilette qui ne flushe plus. Comme il y a un espèce de tuyau de renvoi pour le lavabo on l’utilise pour flusher la toilette. C’est très drôle et ça fonctionne plutôt bien.

La marche est assez facile ce matin. Ça monte un peu mais bon, ça va. Le soleil continue d’être au rendez-vous. On s’arrête pour dîner à Bhratang (2919 mètres)

Ensuite on poursuit jusqu’à Lower Pisang (3250 mètres) oû nous passerons la nuit. Aussitôt arrivés on s’installe et on repart avec Dawa pour visiter Upper Pisang. Il y a un 200 mètres de plus à grimper et on commence définitivement à ressentir les effets de l’altitude. On y visite entre autre un joli petit monastère et la vue sur Lower Pisang en bas est super. Dommage par contre qu’il y ait un peu de nuages. Ça nous empêche de bien voir Annupurna 2 et Annapurna 4 qui sont juste en face.

De retour à l’hôtel on se réfugie dans la salle à manger. Il y a un poêle à bois mais il ne suffit pas à réchauffer la pièce au complet.

Cette nuit il va faire un froid terrible. On va même entendre en plein milieu de la nuit un bruit très fort de grésil qui tombe sur le toit en tôle. Et le lendemain tout sera infiniment plus blanc que la veille en haut dans les montagnes.

(26 octobre 2011)

Aujourd’hui sera ma journée préférée de tout le trek. Après avoir entendu la veille le grésil sur le toit nous redoutons un peu la météo. Mais tout s’éclaircit très rapidement. Depuis le début je souhaitais prendre la route longue qui se rend à Manang. Elle est beaucoup plus difficile mais les paysages sont 100 fois plus spectaculaires. Et comme nous le constaterons il n’y a que très peu de gens qui la prennent. Dommage pour eux en fait.

On commence très vite une montée en zigzag qui nous amène jusqu’au charmant petit village de Ghyaru à 3700 mètres. Il y a encore un peu de neige tombée la veille. De là-haut la vue sur l’Annapurna 2 (7937 mètres) est superbe.

De même que sur l’Annapurna 4. (7535 mètres)

On s’arrête pour dîner à Ngawal (3600 mètres), petit bled perdu au milieu de nulle part. De là nous poursuivons notre descente vers Manang (3540) où nous passerons les deux prochaines nuits. C’est nécessaire pour l’acclimatation à l’altitude. Et c’est en même temps une journée de repos.

En passant c’est aujourd’hui que nous avons vu nos premiers yaks.

L’hôtel à Manang sera un des meilleurs du trek. La chambre est parfaitement isolée avec de grandes fenêtres qui laissent entrer le soleil qui réchauffe la pièce. Et il y a plein d’eau chaude dans la douche.

Cet endroit est très bien. Il y a une pâtisserie avec de l’excellent café, toutes sortes de petites douceurs sucrées et des croissants que je mangerai le lendemain matin.

De plus la salle à manger de l’hôtel a un gigantesque poêle à bois et pour chacune des deux soirées où nous serons là, nous nous assoirons le plus près possible.

Discussion très intéressante avec une chinoise de Shanghai qui finit même par partager son succulent thé vert (qu’elle a apporté de chez elle) avec nous.

(27 octobre 2011)

Jour de repos à Manang. Andréanne est souffreteuse comme dirait mon ami Ulrich. Cependant il fait un temps superbe et on va bien profier de notre journée.

On commence par se rapprocher du glacier Gangapurna et du lac, juste en bas. Absolument magnifique !

Ensuite on grimpe un bon 500 mètres au dessus de Manang d’où la vue est superbe.

Après le dîner Andréanne veut se reposer un peu. On ne fait que grimper un 200 mètres de plus au dessus de Manang histoire d’aller voir un petit temple.

(28 octobre 2011)

Petite journée de marche. Le trajet jusqu’à Letdar (4200 mètres) est excellent. Cependant en terme de distance ce n’est pas très loin et on y est pour dîner. L’hôtel est assez rudimentaire.

Dans l’après-midi on grimpe de quelques centaines de mètres afin de faciliter notre acclimatation à l’altitude et de profiter de la vue sur les montagnes aux alentours.

Il fera un froid terrible la nuit. Andréanne va vomir et ça va nous inquiéter un peu quand même. Mais bon, dès le lendemain tout va rentrer dans l’ordre.

De mon côté je me lève en plein mileu de la nuit pour aller à la salle de bain. La chaudière d’eau tout juste à côté de la toilette turque a une épaisse couche de glace en surface.

(29 octobre 2011)

Jour de maladie pour moi. Après Andréanne (et le guide aussi) c’est à mon tour d’avoir le rhume. C’est encore une petite journée en distance mais nous trouverons très difficile cette montée de 600 mètres jusqu’au High Camp. La première partie du sentier est assez facile, sans trop de dénivellation. Cependant à partir de Thorong Phedi (4450 mètres) c’est très à pic et éprouvant.

On arrive au High Camp, i.e. la dernière étape avant le passage du col le lendemain. Nous sommes à 4850 mètres. C’est le deuxième endroit le plus élevé où j’ai passé la nuit.

Il fait très froid même en plein milieu de la journée. Je vais rester à l’intérieur à frisonner. Je mange très peu et à 16h00 je m’emmitouffle dans mon sac de couchage avec la ferme intention de ne me relever que le lendemain. Je ferai un peu de fièvre mais vers 3h00 – 4h00 AM je ne me sens pas trop mal.

Read Full Post »

Népal (1ère partie)

(16 & 17 octobre 2011)

Départ avec un bon deux heures de retard en direction de Newark. Fait saillant : je suis assis à côté de Robert Lepage. Visiblement il est train de s’initier au tarot ! Pour le reste, c’est un vol sans histoires et on aura droit à un beau panorama sur l’Île de Manhattan tout illuminée. Malgré le retard nous avons amplement le temps d’attraper le vol suivant vers Delhi. C’est un vol de plus de 13 heures mais grâce aux petites pillules miracles du Dr L. ça va passer extrêmement vite.

À Delhi nous sommes un peu stressés car il y a la fameuse question du visa de transit. Avec les informations que j’ai pu ramassées, nous n’en avons pas besoin. Et de fait tout ira parfaitement bien. Une charmante jeune indienne vient nous reconduire à l’entrée de la zone de transit. Tout a changé par rapport à la dernière fois où j’y avais transité en 1994. C’est maintenant un aéroport moderne avec de chics magasins, des restaurants et des fauteuils extrêmement confortables où nous pourrons passer les 10 heures de notre escale.

(18 octobre 2011)

On quitte Delhi à 7h00 AM. Le trajet durera 75 minutes et nous pouvons déjà apprécier la chaîne Himalayenne. Arrivés il fait un temps radieux. On doit faire la file longtemps pour obtenir le visa népalais. Et comme nous avons oublié d’apporter une photo il faut aussi échanger des dollars US pour des roupies et se faire photographier. Mais nos bagages sont là à nous attendre et lorsque l’on sort de l’aéroport le frère de Jagat Lama (le propriétaire de la Independent trekking guide cooperative avec qui nous avons fait affaires) nous attend avec une feuille sur laquelle apparaît mon nom. Ouf ! Ça ça fait toujours plaisir !

On embarque dans un espèce de taxi tout décâlissé et on plonge dans le chaos total. Le trajet de 30 minutes jusqu’au Tibet Guest House est très intéressant. On réussi à se faire arrêter par la police suite à un contrôle car visiblement les papiers du chauffeur ne sont pas en règle. Et on manque d’écraser quelques dizaines de piétons mais bon, on s’apercevra vite qu’à Kathmandu on passe souvent proche de se faire écraser mais dans les faits, ça n’arrive jamais !

On s’installe au Tibet Guest House qui est très bien situé mais comme tout au Népal, manque un peu d’entretien.

Pour le reste de la journée on mange un excellent burger végé au resto Gaia et c’est pour moi l’occasion de boire une première bière Everest.

Comme convenu également nous allons payer notre séjour de 4 jours – 3 nuits au Parc national de Chitwan. On nous remet également les billets de bus pour s’y rendre à partir de Pokhara, de même que les billets pour revenir à Kathmandu à la fin du voyage.

En après-midi on se balade un peu dans la ville. Quel chaos ! Le Népal c’est vraiment l’Inde en miniature. Il y a des gens partout, des animaux, des rickshaws, des motos, c’est très sale. Comme en plus ça fait franchement longtemps qu’on n’a pas dormi dans un vrai lit, tout ça finit par nous épuiser et on rentre à l’hôtel.

Pour souper, nous nous rendons au Fire and Ice, une pizzeria extrêmement populaire de Kathmandu.

(19 octobre 2011)

Ce matin nous avons rendez-vous avec Dawa, le jeune homme qui sera notre guide pour le trek. Nous partons avec lui pour la visite de trois sites un peu à l’extérieur de la ville.

Nous faison un premier arrêt à Swayambhunath. C’est l’occasion d’observer un excellent temple. Les temples népalais sont tous conçus sur le même modèle. On y voit des yeux dans les quatre directions (qui signifient que Bouddha voit tout). Sous les yeux il y a un espèce nez qui est formé du chiffre 1 népalais, qui signifie l’unicité de Bouddha.

C’est un endroit très atmosphérique. Il y a beaucoup de singes, des drapeaux de prières multicolores. C’est dommage que le temps soit un peu brumeux car le temple est sur une petite colline et la vue sur la ville aurait été excellente.

On poursuit avec Pashupatinath, un endroit que j’avais visité en 1994. Il y a un temple hindou mais c’est aussi un lieu de crémation. Il y a beaucoup plus d’activité que lors de ma première visite. On y restera un bon bout de temps à observer les rites funéraires, les cortèges avec des corps sur lesquels ils ont déposé tout plein de fleurs et finalement les bûchers où ont lieu les crémations. C’est un endroit qui rappele les ghats à Varanasi en Inde.

On termine la journée de visite par Boudhanath, un autre temple qui ressemble beaucoup à celui visité en premier. Mais il semble plus gros encore. On se promène un peu et ensuite on se choisit un petit resto sur le toit d’une édifice de plusieurs étages et d’où la vue sur le temple est excellente. On mange nos premiers momos, des espèces de raviolis qu’on fait bouillir ou frire.

Dans l’après-midi on se balade à nouveau dans Kathmandu. On flâne un peu dans le Garden of Dreams, un très beau parc.

Pour souper, on mange dans un chic resto thailandais, le Ying Yang.

(20 octobre 2011)

Ce matin on quitte à 6h15 en direction de la station de bus. On fait la connaissance de Prakas, notre porteur. Nous étions sensés en avoir deux mais bon, il semblerait qu’il est fort et qu’il peut porter nos deux sacs, enplus de ses affaires. (Dans les faits il va en arracher par moments !)

On prend un bus local qui mettra au total environ huit heures à se rendre à Besi Sahar, point de départ de notre trek. C’est un voyage interminable dans un bus souvent bondé. Beaucoup de traffic. Cependant les paysages sont intéressants.

À l’heure du souper on discute pas mal avec notre guide sur la façon dont vont se dérouler les prochains jours.

(21 octobre 2011)

Jour du départ tant attendu. On a vraiment des fourmis dans les jambes. Cependant ça sera une petite journée de marche.

On part donc vers 7h30 de Besi Sahar à 820 mètres d’altitude. On s’arrête pour dîner vers 11h30 à Bhulbhule. C’est une partie du trajet que souvent les gens font en jeep car il y a une route. Comme nous avons pas mal de temps on le marche. En fait on suit la route. Mais les paysages sont déjà très beaux. On voit les premières cultures en terrasses. C’est principalement du riz et de la fève de soja qu’on y fait pousser.

On longe la rivière Marshiangdi. Et on la longera pendant plusieurs jours encore, jusqu’à Manang.

Dans l’après-midi on poursuit jusqu’à Ngadi (890 mètres), où on s’arrête pour la nuit. Ça nous fait environ quatre heures de marches pour cette première journée. L’endroit où on loge est très mignon. Plein de fleurs. Et chose rare, il y aura de l’eau chaude dans la douche !

(22 octobre 2011)

On est même pas encore à 1000 mètres d’altitude et il fait déjà franchement froid la nuit.

Départ à 7h45. Météo superbe. Les paysages aussi d’ailleurs. Nous sommes encore en basse altitude et tout est verdoyant. Ce sont principalement encore des cultures en terrasse.

On fait un premier arrêt à Bahundanda (1270 mètres) pour boire du thé. On dîne à Ghermu (1130 mètres). Il y a une superbe chute, juste en face du restaurant.

Vers 15h15 on arrive à Jagat, à 1310 mètres, où on passera la nuit.

Pour souper je commande une lasagne au buffle. Je ne peux pas me souvenir de la dernière fois où j’ai mangé quelque chose d’aussi mauvais. En fait ce sont des morceaux de buffle séché, des pâtes assez longues et d’environ un centimètre de large, du ketchup avec du fromage par dessus. Néanmoins, comme je suis affamé, je mange tout. Mais je passe proche de me déboîter la mâchoire en mastiquant le buffle séché. 🙂

Read Full Post »

Lors de notre séjour au Népal nous avons entendu sans arrêts cette chanson. C’était souvent tôt le matin. J’imagine que c’est pour eux un moyen de commencer la journée sur une note spirituelle.

Après quelques jours nous l’avions dans la tête et c’était impossible de s’en débarrasser.

Vous êtes prévenus !

Read Full Post »