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Elle a vraiment très très fort mon Andréanne.

Et il était vraiment délicieux en plus.

GâteauYojyk

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J’ai effectivement terminé ma meilleure saison en 7 ans.

90 sorties du 15 janvier au 20 octobre. 500 km de parcourus.

Je range mes espadrilles et ma montre gps pour quelques temps. Reprise fin janvier – début février 2018.

Le couscous est sans contredit un de mes plats préférés. J’en mange depuis très longtemps. À une certaine époque, j’avais un voisin de bureau tunisien et sa femme m’avait écrit une recette. Mais sans couscoussier, ça n’a jamais été très authentique.

Lors de mon court passage au Maroc il y a quelques semaines, j’ai acheté ce précieux article de cuisine chez Marjane à Casablanca. Merci à ma collègue Imane qui me l’a rapporté dans ses bagages car pour moi ça aurait été impossible.

Nous avons profité récemment d’une panne électrique au bureau pour qu’elle m’explique avec moult détails comment se prépare le fameux couscous marocain.

Ma première expérience a été très concluante. Avec quelques ajustements mineurs (dont je tiens compte dans les lignes qui suivent), le prochain sera encore plus réussi.

D’entrée de jeu, mentionnons que le temps de cuisson est de deux heures au total. Dès qu’on met a viande et les oignons dans le couscoussier, le deux heures commence.

Ça va comme suit. Prendre 3 tasses de couscous et y verser 2 cuillères à soupe d’huile d’olive. Y ajouter 1 tasse d’eau bouillante et du sel. Brasser généreusement le couscous pour bien mélanger le tout. Laisser reposer le coucous pour qu’il gonfle un peu.

Mettre dans le couscoussier la viande (j’ai utilisé du boeuf) et deux oignons hachés. Faire revenir dans un peu d’huile, ajouter du sel, du poivre, du curcuma et du gingembre frais. Ajouter une ou deux tomates (ou l’équivalent si on utilise des tomates en conserves). Au total, laisser mijoter 20 minutes.

Lorsque les 20 minutes sont écoulées, ajouter 1 litre d’eau et les pois chiches (qu’on aura fait tremper depuis le veille).

Et mettre le couscous au dessus des légumes et de la viande.

45 ou cinquante minutes avant la fin du deux heures de cuisson, inclure les navets et les carottes. 

Et finalement, 15 minutes environ avant la fin du deux heures de cuisson, ajouter les courgettes, une botte et persil et une botte de coriandre fraîche.

Un dernier petit détail : 10 minutes après que la vapeur commence à passer au travers du couscous, on doit le retirer et lui ajouter 1 tasse et demi d’eau bouillante. Et on le brasse généreusement. Comme je ne savais pas exactement quand la vapeur avait commencé à passer au travers du couscous, j’ai ajouté l’eau à mi-cuisson, i.e. une heure avant la fin du temps de cuisson de deux heure.

On utilise la sauce de cuisson de la viande et des légumes pour napper abondamment le plat.

Bon appétit !

 

Maroc (2ème partie)

(16 août 2017)

Aujourd’hui, Violaine et moi décidons de ne pas y aller avec ce qui était prévu initialement, i.e. la longue montée vers les crêtes de l’Adrar n’Dern. Selon le guide, il aurait fallu partir à 5h AM, dans le noir avec nos frontales et il estimait que la marche était aussi longue que lors de notre journée de 11 heures.

Premièrement, il fait super beau. On commence par grimper le col d’Oumchichka. Ce n’est qu’un tout petit 300 m et une fois au col, on a une première belle vue du Toubkal que nous grimperons quelques jours plus tard. Après une longue descente, on aboutit à une bergerie et on commence à longer une rivière qui devient un joli canyon. Bien que nous ayons choisi aujourd’hui la facilité, c’est néanmoins une très jolie balade. On se pose à Azib Likemt, le temps de manger une autre excellente salade composée. Dans ce minuscule hameau, on croise notre première touriste étrangère en cinq jours. De plus, il y a beaucoup de petits enfants et c’est pour moi l’occasion d’observer attentivement les différences entre les berbères et les arabes. Les berbères ont la peau vraiment plus pâle. Ils ont souvent les cheveux et les yeux plus pâles également.

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En après-midi, le trajet de 2h30 pour rejoindre notre bivouac est très difficile en raison de la chaleur. Par contre, la nuit que nous y passerons sera la plus froide.

Fait à noter : juste avant le souper, le cuisinier nous apporte des espèces de beignets qu’il a faits et qu’on mange avec de la confiture de patates douces et vanille. Coup de foudre instantané !

En passant, aujourd’hui le guide a dit qu’il me donne 42-43 ans. 🙂

(17 août 2017)

J’ai gelé un peu cette nuit. Nous sommes à 3000 mètres. Mais c’est surtout l’humidité le problème.  On commence notre journée par une petite montée d’une centaine de mètres jusqu’au col Tizi n’Ourai. Nous avons encore une fois une très belle vue sur le Toubkal. Nous entamons une longue descente vers le village d’Amsouzert. C’est un village assez grand. Il y a beaucoup de cultures en terrasses, beaucoup d’enfants. De là, nous remontons vers le village d’Imhilene, où nous prenons le repas du midi, bien installés sous les noyers.

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Dans l’après-midi, nous faisons une montée franchement abrupte sous un soleil impitoyable. Là, je réalise hors de tout doute que c’est une très mauvaise idée de venir faire de la randonnée au Maroc en plein été. Il fait beaucoup trop chaud. Mais bon, on prend son temps, on boit beaucoup d’eau et on y arrive.

La vue du magnifique lac d’Ifni nous redonne des forces. C’est vraiment étonnant de voir toute cette eau dans un endroit aussi désertique. Aussitôt arrivés, j’enfile mon maillot et je me câlisse dans le lac. Le guide aussi d’ailleurs. L’eau est vraiment très fraîche et ça me fait énormément de bien.

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Avant de souper, Violaine nous achète un sac de chips. Ce dernier va me procurer au moins autant de bonheur que la baignade dans le lac. 🙂

Excellent couscous de poulet pour souper. J’en prends même à deux reprises.

(18 août 2017)

Départ ce matin à 6h pile avec nos lampes frontales. La montée de 1300 m jusqu’au col de Tizi Ouanoums (3600 m) est raide. Heureusement, il ne fait pas trop chaud.

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Une fois au col, on redescend 400 m jusqu’au refuge du Toubkal. Là, on est en pleine civilisation. Il y a quelques groupes de touristes étrangers, beaucoup de randonneurs marocains aussi.

On arrive avant midi et c’est la première fois depuis le début de la randonnée que nous avons une 1/2 journée de libre. Au refuge, on peut boire des p’tits cafés, des boissons gazeuses et … (roulement de tambour) … prendre une douche à l’eau chaude moyennant un déboursé de 2 euros. On relaxe pas mal dans l’après-midi. Il y a un orage assez violent (avec de la grêle) qui éclate mais on regarde le tout de l’intérieur du refuge.

Le cuistot nous cuisine d’excellents spaghettis pour souper.

(19 août 2017)

À 5h40 nous sommes en route pour le sommet du Toubkal. À 4167 m, c’est la plus haute montagne de toute l’Afrique du Nord. On fait un bon bout dans le noir. Fait cocasse : à un moment donné, j’entends derrière moi : « Crisse de tabarnak (avec un gros accent français) j’ai pus d’lampe frontale ! » Les piles de Violaine venaient de rendre l’âme. Heureusement que j’en avais encore quelques unes.

On mettra un peu plus de 2h pour grimper les 965 mètres jusqu’au sommet. Tout se passe bien car il fait quasiment froid. Surtout au sommet. On reste un p’tit quart d’heure au sommet à faire des photos et à regarder la vue. Ce n’est pas très clair. Il y a une espèce de brume. Cette dernière d’ailleurs est annonciatrice d’un orage. Mais on y reviendra.

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La descente jusqu’au refuge se fait sans problèmes. On met un peu plus de 2h. Et de là, on débute une très longue descente jusqu’à Imlil. Au total, on aura descendu 2265 mètres. Ceci constitue mon record personnel de descente dans une même journée. On s’arrête dans un village pour manger une dernière salade composée. Et on fait le dernier bout vers Imlil où un véhicule nous ramènera vers Marrakech. Dans notre dernière heure de marche, un violent orage éclate, transformant certains petits chemins en ruisseaux. Heureusement que Violaine et moi avons apporté une espèce de cape en plastique. Ceci nous sauve la vie.

Imlil est une petite ville assez animée. C’est dommages qu’on ne puisse pas vraiment s’y balader. On mettra environ 90 minutes pour rejoindre Marrakech. Il y fait une chaleur absolument insupportable. Genre au moins 40 degrés. Arrivés à l’hôtel, la douche est bienvenue. Violaine et moi nous précipitons ensuite vers un endroit où on peut (enfin!) boire une bonne bière froide. En fait, on en boira quelques-unes. 🙂

Pour souper, comme on est fatigué de notre longue journée de marche et que Violaine insiste pour manger un plat dans lequel il n’y a pas de curcuma dedans, on se pose juste à côté de l’hôtel. Il y a des pizza et des spécialités turques. Ça fait très bien le travail !

(20 août 2017)

Ce matin, je pars vers 7h15 pour aller acheter nos billets de retour vers Casablanca. On partira comme prévu à 14h20.

Après avoir enfilé deux espressos à l’hôtel (je crois que ça m’a manqué au moins autant que la bière pendant la rando) nous partons en direction de la Medersa Ben Youssef. Cette vieille école coranique n’est pas en parfait état mais c’est néanmoins une très belle visite. Par la suite, nous ferons un peu de shopping au centre artisanal. Mais c’est dimanche et plusieurs boutiques ne sont pas ouvertes. On retourne également sur la place Jemaa El-Fna. Violaine se fait faire un tatou au henné. Moi je me promène un peu. On est tous les deux rapidement tanné du bruit très strident des charmeurs de serpents. Ils soufflent dans un espèce de hautbois et toute honnêteté, on dirait qu’aucun ne sait vraiment jouer.

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Un peu avant 13h30, notre guide arrive à l’hôtel avec un véhicule. Ils vont nous déposer à la gare. On y très longtemps à l’avance. Il fait une chaleur épouvantable dehors, dans la gare et dans le train. Ce voyage de retour vers Casablanca sera assez cauchemardesque. Le train est bondé, la clim ne fournit qu’un minuscule jet d’air frais sur le bord de la fenêtre. Néanmoins, on arrive comme prévu à 18h. Le monsieur du Airbnb est là à nous attendre et il nous y amène. L’appartement, comme prévu, est immense.

Pour le reste de la soirée, on se pose dans un petit resto très sympathique à un jet de pierres de la gare. On s’empiffre tous les deux quelques dollars chacun seulement.

(21 août 2017)

Ce matin, ma collègue Imane arrive en voiture un peu après 9h30 avec son frère Mourad. On part se balader dans le centre de Casablanca. C’est un congé férié et tout est bien calme. On passe par la place Mohammed V, le souk, la très moderne gare Casa Port. On se dirige ensuite vers la grande mosquée Hassan II. C’est une excellente visite. Cette mosquée est la 3ème plus grande au monde. Elle mesure 200 m de long par 100 m de large et 65 m de haut. Son minaret, à 200 m, est le plus haut au monde. Elle possède un toit rétractable.  Elle peut accueillir 25 000 personnes à l’intérieur et 80 000 à l’extérieur. Elle a été construite au coût de 800 millions de dollars US, uniquement à partir de matériaux disponibles au Maroc.

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On poursuit notre visite par la corniche, c’est-à-dire la route qui longe la mer. On se pose pour un café et de très honnêtes macarons.

Nous nous arrêtons chez Amoud, histoire d’acheter un plateau de petits gâteaux marocains pou le souper. On s’arrête également chez Marjan, espèce de Walmart marocain. Mon intention est d’acheter du vin. Dans les faits, il n’y en aura pas. J’en ressortirai avec une couscoussière, du café et de la confiture de patates douces comme nous avons mangée durant la randonnée.

Pour souper, on se rend chez Atiyate, la soeur d’Imane. Nous aurons droit à une immense pastilla aux fruits de mer. C’est un repas très agréable. On bavarde, on boit du thé à la menthe et on mange des p’tits gâteaux marocains.

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Vers 19h, on vient nous reconduire à notre appartement. La conduite à Casa est vraiment sportive.

En soirée, en faisant l’enregistrement pour notre vol de retour, on sait déjà qu’on aura du retard.

(22 août 2017)

Ce matin, on ramasse toutes nos affaires et on quitte un peu avant 6h. Ça me stressait un peu de partir comme ça dans le noir avec tous nos bagages mais les rues sont désertes. Le train pour l’aéroport est à l’heure. On passe notre temps à boire du café, à acheter quelques trucs de dernière minute, dont les deux bouteilles de vin que je souhaitais rapporter. On va finalement partir avec un bon trois heures de retard. Le vol de retour me semble interminable. Dans les (vieux) avions d’Air Canada Rouge, il n’y a pas d’écrans de télévision. Pour regarder des films, il faut avoir sa tablette, des écouteurs et il faut avoir  téléchargé au préalable une application. Je le saurai pour la prochaine fois.

On arrive à Montréal en plein orage. Juste avant d’atterrir, le pilote remet les gaz à fond et remonte. On va tourner en rond pendant 60 minutes avant de se poser tout en douceur.

On traverse les douanes assez rapidement, on attend longtemps nos bagages et on prend le bus à 18h en direction de Québec. Après avoir déposé Violaine chez elle, on arrive à la maison un peu après 22h.

Un court voyage au Maroc très réussi.

Maroc (1ère partie)

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(9 août 2017)

Longue journée de transport jusqu’à Casablanca. J’ai du temps pour les imprévus mais dans les faits, tout va s’enchaîner parfaitement bien. Mon bus pour Montréal part pile-poil à 9h30. Arrivé à Montréal, je saute dans un express 747 qui rejoindra Trudeau assez rapidement puisque nous sommes en milieu de journée.

Je rejoins Violaine et on attend tout doucement notre vol. Ce dernier partira à peu près à l’heure. En tous cas, il arrivera à 7h09 AM à Casablanca, alors que l’heure prévue était de 7h10.

Ce qu’il y a de particulier sur ce vol, c’est que les passagers sont à 95% marocains ou à tout le moins maghrébins. Beaucoup d’enfants. On réussira à dormir un peu quand même.

C’est la première fois de ma vie que je fais une traversée de l’Atlantique et qu’il n’y a pas d’alcool gratuit. C’est Air Canada Rouge. 🙂

(10 août 2017)

Scénario hollywoodien à notre arrivée. L’étape des passeports est assez longue, de même que l’attente des bagages. Cependant, on réussit à attraper le train qui se rend au centre-ville et que je souhaitais prendre. Arrivés à la gare de Casa l’Oasis, Claudia, Imane et Hicham sont déjà là. On achète nos billets pour Marrakech et on attend le train. Nous sommes en 2ème classe et le train n’est vraiment pas plein. De plus, la clim fonctionne et il ne fait pas trop chaud. Ça sera très différent au retour !

Le trajet de 3h40 passe vite. Arrivés, un représentant de Terres Nomades nous amène à l’hôtel. Ce dernier est vraiment excellent. Il y a une jolie piscine. Ma chambre est immense. On allonge les euros pour le paiement de notre trek et on part  à la découverte de Marrakech.

Dans l’après-midi, on visitera les Jardins de Majorelle et on profitera un peu de la piscine.

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Pour souper, un premier couscous dans un petit resto recommandé par le monsieur à la réception de l’hôtel. On fait un crochet par la célèbre Place Jemaa el-Fna. Comme prévu, il y règne une frénésie incroyable. On se balade un peu et comme on a passé la nuit sur la corde à linge, on rentre assez tôt.

(11 août 2017)

Journée complète consacrée à la visite de Marrakech. Après un bon p’tit dej à l’hôtel, Claudia, Violaine et moi partons en direction du Palais Bahia. C’est assez loin mais avec l’application « Maps.me » sur ma tablette, on s’y rend sans problème. Ce palais, à 10 dirhams (1.50 $CDN), est une véritable aubaine. Il y a un peu de monde car on est vendredi et dans les pays musulmans, le vendredi est comme le dimanche chez nous. Il y a une jolie architecture, une grande cour intérieure et de jolis jardins.

 

IMG_7509On se dirige ensuite vers le musée Dar Si Saïd. Ce dernier est très bien aussi, mais certaines sections sont fermées. Il y a également un joli jardin.

On se balade pas mal dans les petites ruelles. C’est une succession à l’infini de boutiques. Je réalise tout de même que les filles aiment bien le shopping. Est-ce vraiment surprenant ? Il est quand même assez tranquille ce souk. Les gens nous invitent un peu à visiter leur magasin mais ils n’insistent pas vraiment. De ce côté, je m’attendais à pire.

Un racoleur nous entraîne dans le quartier des tanneurs. Il faudra bien entendu allonger quelques dirhams mais la visite est sympathique. On nous explique comment ils produisent le cuir de dromadaire, de vache et de mouton. Tout ça se passe dans des conditions de travail assez difficiles.

Là, on est vraiment loin de l’hôtel. On mettra un bon 3/4 d’heure à rentrer. Il fait très chaud et Claudia devra composer avec de multiples ampoules. 🙂

En soirée, les filles en redemandent côté shopping. Elles retournent donc sur la place principale. De mon côté, je mange un tajine dans une gargotte (comme dirait mon collègue Ferhat) très pittoresque pas loin de l’hôtel.

(12 août 2017)

Ce matin, Claudia quitte pour Agadir avec Imane et Hicham. Ils arriveront de Casablanca et la prendront en passant. De notre côté, un peu après 8h, un véhicule tout chargé de victuailles et de matériel de camping vient nous chercher à l’hôtel. On mettra environ deux heures pour rejoindre le point de départ de notre randonnée.

Si on exclut la chaleur, cette première journée n’est pas vraiment difficile. On marchera environ 4h30. La dénivellaton est assez importante mais elle se fait progressivement. On passe notre première nuit en bivouac au pied du Mont Meltsen. C’est une bergerie où les gens viennent passer l’été avec leurs troupeaux.

Comme faits saillants de cette soirée, mentionnons l’excellent tajine de boeuf concocté par notre cuistot qui, comme on pourra le constater jour après jour, s’avérera absolument incroyable.

 

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Comme autre fait saillant, mentionnons le monsieur qui, pendant que nous étions en train de boire paisiblement du thé à la menthe, a arraché « à froid » une dent à trois personnes différentes (dont deux femmes) avec des pinces.

(13 août 2017)

Cette deuxième journée de randonnée sera sans contredit la plus difficile. Notre documentation jour par jour mentionnait une ascension du Mont Meltsen. C’était facultatif mais on souhaitait le faire. On part donc à 7h20 et le guide n’avait pas jugé bon de prendre un pique-nique puisque supposément nous étions sensés arriver au bivouac suivant vers 13h.

Comme on peut s’en douter, tout ça va déraper un peu. Déjà pour la montée d’au moins 1000 mètres, on mettra 4h45. Les paysages sont très beaux, très sauvages.

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Mais c’est au retour que ça va se compliquer. Il n’y a pas toujours de sentier. On devra descendre dans les cailloux. C’est même un peu dangereux à certains endroits. À un moment, le guide décide que le chemin prévu sera peut-être un peu périlleux et nous suggère un autre chemin qu’il n’a jamais pris. On redescend sans problèmes mais c’est beaucoup plus long. On mettra au total exactement 11 heures pour atteindre notre bivouac à Azib Amdouz. À une demi-heure avant d’arriver, les muletiers viennent à notre rencontre et nous offrent de nous faire faire le dernier bout sur une mule. Violaine accepte, moi je fais le reste à pied. Là j’avoue que je ne suis pas très content de la négligence du guide de nous avoir entraîné dans un truc aussi long sans avoir apporté de nourriture. Je ne retrouverai ma bonne humeur que le lendemain.

Mentionnons cependant le spectaculaire couscous de boeuf pour souper.

(14 août 2017)

Aujourd’hui, une des journées les plus faciles de notre randonnée. Ça consiste en une descente de 1100 mètres. On croise nos premiers villages perchés à flanc de montagne. Les maisons sont construites en utilisant les matériaux qu’on retrouve à proximité. Ceci fait en sorte qu’elles sont de la même couleur que la montagne. Il y a aussi de petites mosquées et des plantations en terrasses. On y a cultive de nombreux fruits et légumes, mais aussi ce qu’il faut pour nourrir les animaux.

Pour le dîner, une première salade composée. Comme ce sera le cas à plusieurs reprises dans les jours suivants, on se gave de légumes, d’olives, de fromage et de sardines ou de thon. Nous sommes à l’ombre, sur le bord d’une rivière, et on relaxe un bon bout de temps.

Pour le reste de la journée, on traverse un village qui s’échelonne sur quelques kilomètres. J’aurai l’occasion d’y boire le dernier vrai espresso avant de retourner  Marrakech.

Notre bivouac est sur le bord d’une rivière, à Agadir n’Aït Boulmane. On peut s’y tremper les pieds. Mais on est entouré de petites routes ou de maisons. Ça ne sera certainement pas notre préféré.

 

IMG_7667Pour souper, mon meilleur repas en huit jours de randonnée. Un succulent tajine de poulet au citron.

Mentionnons finalement qu’à 1500 mètres s’altitude, la nuit sera très chaude.

(15 août 2017)

Aujourd’hui, nous avons théoriquement une matinée aquatique à patauger dans le canyon de Tamatert. On prend donc nos sandales. Dans les faits, compte tenu qu’il n’y a pas eu beaucoup de précipitations durant l’hiver, le niveau de la rivière est très bas et on réussira à sauter de pierres en pierres avec nos grosses bottes.

Journée somme toute assez difficile en raison de la chaleur et de la montée d’environ 1000 mètres jusqu’au col d’Amenzal. Heureusement, nous nous arrêterons en chemin pour refaire nos forces au village d’Assaka, à l’ombre et tout prêt d’une rivière. Le chef nous prépare une autre de ses succulentes salades composées.

Le sentier pour rejoindre notre bivouac dans la vallée d’Afra est interminable.

 

IMG_7696On est très fatigué et sur le point de perdre patience. Cependant, une fois arrivés, on oublie notre fatigue. Nous sommes vraiment bien installés à côté d’une rivière et la nuit sera bien fraîche.

Pour souper, une excellente omelette berbère.

(18 mai 2017)

Ce matin nous amorçons la remontée de la côte ouest en direction de Galway. On emprunte une petite route qui nous fait passer par le col de Connor. Paysages très sauvages, des moutons, la mer. C’est magnifique.

Histoire d’économiser un peu de trajet, on prend un traversier à Tarbert. C’est pas beaucoup plus long que le traversier Québec – Lévis mais ça va coûter pas loin de 30$. 🙂

On arrive au début de l’après-midi aux Falaises de Moher. Cet endroit est extraordinaire. En plus, il fait très beau. On va longer la falaise pendant pas loin de quatre heures au total. La mer est déchaînée quelques centaines de pieds plus bas. C’est une excellente visite.IMG_7165

Juste avant d’arriver à Galway, on arrête brièvement au Château de Dunguaire. Ce dernier est très mignon. À marée haute, il aurait été presque complètement entouré d’eau.

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(19 mai 2017)

Journée entière consacrée à la découverte de Galway. C’est une petite ville agréable. Elle a une vieille université avec de vieux bâtiments. Une chose que l’on remarque dans ce coin du pays, c’est l’omniprésence de la langue gaélique. D’ailleurs, on entendra des gens le parler entre eux.

On se balade le long de la rivière qui serpente tout doucement à travers la ville. Il y a des messieurs qui pêchent le saumon. Il y a de nombreux cygnes également.

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Le centre de Galway est extrêmement animé. Dans les vieilles rues, il y a des musiciens partout. À noter tout particulièrement la jeune et jolie danseuse celtique. 🙂

En après-midi, on prend un petit chemin qui mène jusqu’à un phare. Avec le vent du large, il ne fait pas très chaud.

La visite du musée de la ville nous permet d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de la République d’Irlande et de tous les conflits qui ont eu lieu avec la Grande-Bretagne.

Soirée assez festive dans un pub de la ville. Il y a de la musique, des moules, du vin et de la bière en masse !

(20 mai 2017)

Aujourd’hui, nous poursuivons notre route vers le nord. Nous nous dirigeons dans un premier temps vers Clifden. De là, nous empruntons une route panoramique de 12 km que l’on appelle la Sky Road. Il y a la mer, des lacs et beaucoup de moutons. Il fait très beau et c’est très agréable.

Nous nous dirigeons ensuite vers l’Abaye de Kylemore. Cette dernière a été construite par un homme très riche. Sa femme est décédée pas trop longtemps après et l’abbaye a été rachetée par les bénédictines qui en ont fait une école privée. C’est un endroit magnifique. L’abbaye est située sur le bord d’un lac. Il y a une petite église gothique, un mausolée pour le monsieur Kylemore et sa femme. Sans oublier les jardins où on fait pousser à peu près de tout. Seule déception :  l’abbaye est en restauration et une bonne partie de cette dernière est couverte d’échafauds.

Comme dernière visite de la journée, nous nous dirigeons vers Leenane. C’est le seul fjord que l’on retrouve en Irlande. Nous étions sensés le faire en bateau mais nous avons raté le dernier. En voiture c’était très bien également.

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On passe par une route très sauvage pour se rendre à Westport. On réalise que dans cette partie de l’Irlande, il vaut mieux avoir un réservoir d’essence bien rempli en tout temps.

(21 mai 2017)

N’ayons pas peur des mots : Dame nature va se déchaîner un peu ce matin. Le plan pour nous, c’est de grimper au sommet de Croagh Patrick. C’est un haut lieu de pélérinage. St Patrick lui-même y aurait jeûné pendant 40 jours. Il y a environ 700 mètres de dénivellation et l’aller-retour est sensé prendre 3-4 heures. C’est à une dizaine de kilomètres à l’extérieur de Westport. On voyait très bien cette montagne la veille, avec la minuscule chapelle au sommet.

Au moment de partir, les prévisions météorologiques ne sont pas très encourageantes mais on décide d’y aller quand même. Il va pleuvoir du début jusqu’au moment où on va arriver au sommet. Sur la descente, la pluie va s’arrêter. Nous sommes évidemment déçus car la vue est spectaculaire. On voit quand même assez loin mais ça aurait été nettement plus beau par temps clair.IMG_7271

On prend la route direction nord vers Mountcharles. On s’arrête en chemin au cimetière néolithique de Carrowmore. C’est un site intéressant. Il y a des ruines éparpillées en pleine campagne. Ça permet de voir comment la vie s’organisait il y a 5500 ans en Europe.

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Notre Airbnb est vraiment super. Les gens sont extrêmement sympathiques, la chambre très confortable. Pour souper, on se rend au seul resto de Mountcharles, qui est visiblement un tout petit village. C’est un endroit où littéralement tout le monde semble se connaître.

(22 mai 2017)

Ce matin, on se dirige vers Slieve League. On y retrouve les deuxièmes plus hautes falaises d’Europe, à 606 mètres. C’est très vert encore une fois. Il y a beaucoup de moutons. Dame Nature va se déchaîner encore un peu mais ce sera de courte durée.

On reprend la route en direction de Londonderry, en Irlande du Nord. On se dit qu’à un moment donné on finira par voir quelque chose qui s’apparente à une frontière. Dans les faits, il n’y aura rien de tel. On finit par voir des stations services avec un prix vraiment différents et des panneaux qui visiblement indiquent la vitesse en miles. Voilà, on est entré en Irlande du Nord.

Notre Airbnb à Londonderry sera un de mes préférés. La dame qui va nous accueillir est vraiment très sympathique. On a une chambre immense dans le grenier de sa maison.

Londonderry est vraiment jolie. Sa principale attraction, ce sont les murs qui entourent la vieille ville. On peut faire le tour au complet en marchant sur les murs. Il y a des canons, de jolis bâtiments, c’est une belle balade. On ne peut s’empêcher de comparer Londonderry à Québec à cause des murs. Andréanne et moi sommes tous les deux d’accord pour dire que c’est encore plus joli qu’à Québec.

Sinon, notons le joli Peace Bridge, qui permet de passer d’une rive à l’autre de la rivière Foyle. Et Guildhall, la version locale du Big Ben qu’on retrouve à Londres.

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(23 mai 2017)

Départ tôt ce matin en direction de Giant’s Causeway. C’est le point le plus au nord que nous aurons visité dans ce voyage. Ce site est franchement spectaculaire. Il s’agit de formations rocheuses assez uniques, que Dame Nature a mis des millions d’années à façonner. Ce site va nous occuper pendant plusieurs heures. On complète la visite par une longue balade le long de la falaise avec la mer en contre-bas.

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On se déplace ensuite à une quinzaine de kilomètres vers l’est, plus précisément à Carrick-a-rede. Il s’agit d’une toute petite île. À chaque printemps, les pêcheurs du coin installent un pont de corde pour relier l’île à la terre ferme. C’est une visite très agréable. Fait à noter : l’endroit où l’on stationne la voiture a été utilisé comme lieu de tournage pour la série Game of Thrones.

Pour le reste de la journée, on se déplace vers Belfast. Léger cafouillage à l’entrée de la ville. On va prendre la mauvaise sortie et perdre un bon 45 minutes à tourner dans un trafic d’enfer.

On habite dans un joli quartier au sud de la ville. Chambre immense encore une fois dans le grenier de la maison.

(24 mai 2017)

Visite éclair de Belfast. J’avoue que j’aurais bien aimé avoir un eu un peu plus de temps pour découvrir cette ville. On part assez tôt pour notre rendez-vous avec un chauffeur de taxi/guide. Il conduit un taxi noir comme on en voit partout à Londres. Il est très sympa et la visite a pour but d’en apprendre plus sur tous les problèmes survenus entre l’Irlande et la Grande-Bretagne. On se déplace dans le quartier protestant, dans le quartier catholique. On voit et on traverse le mur de 45 pieds de haut qui sépare les deux. On peut voir également les fameuses murales que l’on retrouve sur les bâtiments pour célébrer tel ou tel héros. C’est une belle visite.

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Pour le reste de la matinée, on s’offre une visite guidée de l’hôtel de ville. C’est encore là une occasion d’en apprendre sur la ville, sur l’histoire, etc.

En après-midi, on se balade un peu dans Belfast et vers 14h30, on reprend la route en direction de l’aéroport de Dublin. On va mettre deux heures et on trouve sans problème l’endroit où il faut remettre la voiture de location.

Retour en ville. En soirée, on se fait un dernier repas dans un pub de Temple Bar. On achète quelques souvenirs et voilà, c’en est fait de ces vacances en Irlande.

(25 mai 2017)

Après un petit déjeuner copieux, on reprend l’Express 747 en direction de l’aéroport. Notre vol vers Montréal est à l’heure. À 15h00 on y est. On passe la douane dans un temps record et l’autre Express 747 nous amène au terminal de bus. On prend le premier bus en direction de Québec.

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L’Irlande, un pays que j’avais dans ma mire depuis un certain temps. J’ai hésité longtemps, vu la piètre réputation que cette île a sur le plan météorologique. J’avais lu qu’en mai, la météo n’est pas pire qu’au milieu de l’été. Juste un peu plus frais. C’est sûr que nous ne nous attendions pas à enligner 14 journées de soleil mais bon, la météo n’a pas été si pire. Une vraie de vraie journée de merde à Cork. Mais pour le reste, pas mal de soleil et pas beaucoup de pluie. Le surnom de l’Irlande est l’île émeraude. En mai, nous confirmons que tout est bien vert et que la végétation y est glorieuse. Coup de cœur pour les rhododendrons qui sont à la fois gigantesques et magnifiques.

Mon autre hésitation allait pour la conduite à gauche. C’est un pays qu’il n’est pas vraiment possible de véritablement bien apprécier si on n’a pas ses propres roues. Et bien, j’ai décidé de plonger et avec l’aide de l’ami Nicolas pour les trois premières journées (rappelons qu’il a vécu pas loin de deux ans en Angleterre), tout s’est passé parfaitement. Je m’en réjouis d’ailleurs, car maintenant je n’hésiterai plus à louer des voitures dans des endroits où la conduite se fait à gauche.

Pour le reste, nous avons bien aimé le pays en général. Les irlandais sont des gens fiers de leur culture. Ils sont sympathiques et nous avons eu un bon contact avec eux, tout particulièrement dans certains Airbnb où nous avons eu la chance de parler avec les hôtes assez longuement. Nous avons bien aimé l’ambiance décontractée des pubs. La bière est toujours bonne et la nourriture pas si mal.

Quant au pays lui-même, nous n’en avons vu qu’une petite partie. Mais ce fut suffisant pour voir à quel point les paysages sont superbes. Les falaises, les moutons, les châteaux, la mer, tout était à notre goût.

En résumé, ce fut un voyage très réussi.

(10 mai 2017)

Nous partons donc en autobus en direction de Montréal. Ça faisait très longtemps que nous n’avions pas fait ça. Et je dois dire que nous n’avons pas l’intention d’en prendre l’habitude. Mais bon, tout se passe bien. On est à l’aéroport très longtemps à l’avance et notre vol vers Dublin partira à l’heure. Ce qu’il y a de bien avec l’Irlande, c’est que c’est tout près de l’Amérique du nord. Après un tout petit six heures de vol, on arrive et on est d’attaque.

(11 mai 2017)

On prend l’Express 747 (qui ne mérite définitivement pas le qualificatif d' »Express » ) jusqu’à notre hôtel. Ce dernier est somme toute modeste. Les hôtels à Dublin sont très dispendieux par rapport aux autres villes du pays. Cependant, il s’avérera extrêmement bien situé. Toutes les visites que nous feront dans la journée et demi passée dans cette ville seront dans un rayon de maximum deux kilomètres.

Pour cette première journée, beaucoup de soleil. La cathédrale de St Patrick, Stephen’s Green (un énorme parc) et Merrion Square. On marchera longtemps le long de la Liffey, la petite rivière qui traverse Dublin.

En soirée, on découvre Temple Bar, le quartier très animé de Dublin avec ses pubs et ses restaurants où on peut apprécier de la musique traditionnelle irlandaise et, bien entendu, enfiler quelques pintes de bières. Incidemment, la pinte en Irlande, tout comme en Angleterre, à 575 millilitres. 🙂

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Fait cocasse à signaler : nous avons été totalement déjoué par les prises électriques. Il faudra donc partir à la recherche (le lendemain) d’un adaptateur pour réussir à recharger nos appareils électriques et permettre à mon Andréanne d’utiliser son séchoir à cheveux.

(12 mai 2017)

Temps gris aujourd’hui, avec un petit crachin de temps en temps. Au programme, visite du Trinity College. C’est l’université la plus prestigieuse d’Irlande. Elle fut fondée en 1592 par la reine Elizabeth 1. Visite de sa magnifique bibliothèque où on pourrait facilement se croire dans une scène d’un film de Harry Potter.

On passe par l’hôtel de ville et par le Château de Dublin. La tour de ce château est d’ailleurs tout ce qui subsiste du Dublin médiéval.

Comme dernière activité de la journée, on passera beaucoup de temps à la Guiness Storehouse. C’est une des principales attractions de la ville. Installé dans un ancien entrepôt à grain, l’exposition qui utilise abondamment le multimédia, raconte dans tous ses détails le mode de production de ce divin nectar. La visite se termine par la dégustation d’une pinte au Gravity Bar, au 7ème étage du bâtiment. Pour moi, c’est une expérience unique de consommer une Guiness à Dublin. Je la goûte bien comme il faut et j’avoue, elle est succulente. Pour mon Andréanne, le rituel est simple : une gorgée, une grimace, une gorgée une grimace. Après 3-4 grimaces, elle abdique et je peux terminer sa pinte.

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Autre excellente soirée dans Temple Bar à profiter de l’ambiance des pubs et de la musique traditionnelle.

(13 mai 2017)

Ce matin nous partons tôt en direction de l’aéroport. Nicolas y est déjà. On prend possession de notre Nissan Micra. Elle est, comme son nom l’indique, bien petite. Mais après 12 jours, j’aurai développé une certaine affection pour elle. 🙂

Le premier contact avec la conduite à gauche se passe plutôt bien. Je suis évidemment un tantinet stressé mais on se rend sans anicroches à Glendalough. C’est un petit village à mi-chemin entre Dublin et Kilkenny. On y passera quelques heures à marcher dans un parc national et à visiter un site. C’est un bel endroit. Ça grimpe un peu et on a une jolie vue sur une vallée et un lac. Bon, la météo est en dent de scie. Il va pleuvoir un bon coup mais en général, on s’en sort assez bien.

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On mettra ensuite deux heures pour rejoindre Kilkenny. La route est belle, on aperçoit nos premiers moutons, il y a plein de fleurs.

C’est également notre premier Airbnb. Nos hôtes sont volubiles, très sympathiques et la chambre est tout ce qu’il y a de plus confortable.

Pour souper, on se rend au Kyteler’s. Ce pub est absolument magnifique et le groupe de musique traditionnelle irlandaise qu’on y entendra sera le meilleur de nos deux semaines dans l’île émeraude.

(14 mai 2017)

Ce matin, le soleil brille de tous ses feux à Kilkenny. On en profitera pour visiter le Château de Kilkenny. Ce dernier est bien sympathique. Il longe la rivière qui traverse la ville et il y a un énorme parc juste à côté.

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On se balade un peu dans la ville. À noter la très spectaculaire Église de St-Canice.

En après-midi on se déplace vers Cork où nous passerons la nuit. On s’arrête à mi-chemin au Rock of Cashel. Il s’agit d’une espèce de forteresse, située au sommet d’une colline. Nous faisons une visite guidée et c’est très intéressant. Fait saillant : il y a fait un froid terrible !

On soupe au Electrik, un petit resto branché de Cork.

(15 mai 2017)

Dure journée sur le plan météorologique. Pluie forte du matin jusqu’au soir. Le fait saillant de la journée sera contredit la visite de Cobh. C’est un charmant petit village de bord de mer que nous aurions certainement apprécié plus s’il avait fait beau. Ce qu’il y a de particulier avec ce village, c’est que le Titanic y a fait son dernier arrêt avant d’entreprendre sa traversée fatale. Il a embarqué les 123 derniers passagers.

On visite un endroit assez sympa qui se nomme le « Titanic Experience ». Vu la météo dehors, on prend notre temps pour tout visiter bien comme il faut. On y utilise passablement le multimédia. On apprend plusieurs choses.

Ce qu’il y a de vraiment bien c’est que lorsque l’on achète son billet, on nous remet une reproduction d’un vrai billet de passager du Titanic. À la fin de la visite, on peut interroger une base de données et on sait si ce passager a survécu ou non. Nicolas et moi avons péri dans le naufrage. Andréanne a survécu. Autre fait cocasse : à l’époque, la White Star Line, la compagnie qui était propriétaire du Titanic, avait un bureau au 53 rue Dalhousie à Québec.

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De retour à Cork, on occupe notre temps comme on peut. Des magasins, une galerie de peintures moyennement intéressante et de bonnes bières de micro-brasseries irlandaises achetées à l’épicerie.

Pour souper, un resto de poissons très honnête où on mange du saumon et des calmars frits.

Un petit whisky à la taverne à côté de notre Airbnb et hop ! au dodo.

(16 mai 2017)

Retour du beau temps aujourd’hui. Nicolas repart pour Paris et de notre côté, nous nous dirigeons vers l’ouest en direction du Parc National de Killarney. J’avoue qu’on va faire 2-3 erreurs de débutants avec les carrefours giratoires et avec l’application GPS que nous avons sur notre tablette. Mais on se rend. On stationne la voiture tout juste à côté de la Muckross House. Il y a un magnifique lac et un sentier de pas loin de 10 kilomètres qui fait le tour. C’est une balade très agréable. Il y a encore une fois une multitude de magnifiques rhododendrons en fleurs.

Après avoir fait le tour du lac, on visite la maison. Ça nous fait penser beaucoup à la série britannique Downton Abbey. La maison est très jolie de l’extérieur. Il y a un grand parc de verdure tout autour.  L’intérieur est en excellent état. Et la guide qui nous fait faire le tour est très intéressante. Bref, nous sommes très satisfaits de cette visite.

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Pour rejoindre notre B&B, situé à Kenmare, nous empruntons une des plus spectaculaires routes de montagnes de notre deux semaines en Irlande. Il y a des vallées, des montagnes, des lacs et la lumière de fin d’après-midi est fabuleuse. Quant au B&B, ce sera notre meilleur hébergement du voyage. Fait cocasse : la dame s’appelle Mignonne. Leur maison est magnifique et le petit déjeuner du lendemain sera assez spectaculaire.

Pour souper, on se pose dans un pub et on écoute deux p’tits messieurs nous fredonner des chansons folkloriques irlandaises.

(17 mai 2017)

Autre journée magnifique côté météo. Nous quittons de bonne heure en direction du sud-ouest. C’est la Ring of Kerry, une route sinueuse qui longe en bonne partie la mer. On fera quelques arrêts : à Caherdaniel, pour jeter un coup d’œil à la maison Derryname, située au bord de l’Atlantique, à Waterville, endroit où Charlie Chaplin aimait bien aller passer ses vacances, à Ballinskelligs, pour les ruines du château McCarthy et de sa vieille abaye et finalement l’île de Valentia. Cette dernière est particulière car c’est là qu’ils  ont installé le premier câble transatlantique entre l’Europe et Terre-Neuve.

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On se pose pour la nuit à Dingle, petit village de pêcheurs.